‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 65 sur 409 · I. Codron., 1061 ; Gènes · texte numérisé non relu

I. Codron., 1061 ; Gènes

■i. Odron.. ibid. ; Vit. Mich., cli. \x\v

contre un souverain qu'elle jugeait aussi méprisable que dangereux. La haine des honnêtes gens, d'une part, les malédictions du clergé de l'autre, commencèrent donc à discréditer aux yeux de chacun le gouvernement de Michel K

Mais il y avait plus. Les folles dépenses de l'Empereur avaient ruiné le trésor. Sans compter, il distribuait à ceux qui lui plaisaient et le flattaient des sommes considérables - qui appauvrirent le trésor au point que le jour vint où, n'ayant plus rien à donner à ses amis, impuissant à faire face aux dépenses nécessaires, il dut ordonner la fonte des objets d'art que Théophile avait amassés au palais, des précieux habits brodés d'or qui servaient aux grandes solennités, de toutes les richesses, en un mot, qui faisaient la gloire de Byzance et l'admiration des barbares '^. Des réserves de Théodora et de Théophile, il ne restait plus rien et de toutes ces prodigalités, l'Empire était seul à n'avoir pas profité. Ces mesures, du reste, se trouvèrent promptement, elles aussi, insuffisantes. Il fallut trouver de nouveaux expédients et naturellement, comme toujours, ce furent les couvents et les riches qui. les premiers, furent mis à contribution. Par ordre du Basileus, on rançonna les églises et les monastères *, voire même on les pilla. La confiscation des fortunes privées suivit de près celle des monastères et c'est, si l'on en veut croire Constantin YII, ce perpétuel besoin d'argent qui amena les cruautés inqualifiables de Michel III. Dès qu'une personne avait cessé de lui plaire, sous le plus futile prétexte, on la mutilait et on lui saisissait ses biens. Chaque nuit d'orgie amenait ainsi quelque nouvelle condamnation que parfois l'Empereur lui-même regrettait au matin •''. On comprend que sous un tel régime où seule faisait loi la capricieuse volonté d'un jeune homme affaibli par l'intempérance et corrompu par tous les excès, ceux qui possédaient pussent se juger en danger dans leur vie et leurs richesses ^ et fussent très disposés à acclamer

1. Theoph. Gont., Vit. Mich., cli. xliii, 924 ; Vil. Basil., cli. xx etxi, p. 257, 2G0; Gcnes., 11 31.

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