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ture ne se reproduirait plus K Vraiment c'en était trop. Tout le monde se révolta : sénat, principaux citoyens, fonctionnaires, armée - et ouvertement on parla de chasser l'Empereur « parce que les affaires des Romains étaient mal administrées et qu'il n'y avait plus de sûreté pour personne ^. »
Cet état de choses ne pouvait évidemment durer et c'est probablement dans l'espoir d'arrêter la révolution que Michel nomma Basile, co-empereur. Mais, comme par le passé, le Macédonien profita de sa situation et du mécontentement de tous pour faire à son profit la révolution que son impérial collègue avait de justes raisons de redouter et c'est ce qui lui permit de s'emparer sans difficultés de la ville et du gouvernement. Aussi n'est il pas invraisemblable qu'en fait, après le coup d'Etat du 24 septembre, comme le dit Constantin, le sénat, la noblesse et l'armée aient sans peine acclamé le nouvel Empereur *. Si son nom n'était pas populaire, si sa réputation n'était pas sans tâche, si surtout il avait sur la conscience deux meurtres assez lâches, on pouvait du moins espérer que ce robuste paysan serait un bon soldat et ce rusé Slave un habile administrateur. On était heureux, en tout cas, de voir monter sur le trône un homme qui avait connu la pauvreté et savait par expérience quelle dure vie était faite par les riches à tous les humbles et les petits ; on était heureux de penser qu'il ne permettrait plus désormais de pressurer et de faire du mal à ceux dont il tenait par son origine même et que des réformes, une amélioration dans l'état de choses existant, rendrait au nouveau gouvernement l'énergie que l'ancien avait perdue dans les festins et l'ivrognerie ^ et c'est probablement de tout cœur que les factions du cirque purent crier, suivant l'usage, « longue vie à l'Empereur Basile î »
1061 ; Sym. Mag.,
Si^LVI
Theoph. Cont., VU. Mich., xxxv, 212; Cedren., , 744.
Vit. Basil., 253 ; Cedren., io85.
Vit. Basil., xviii, 253-56 ; 1/7. Mich., xliii, 221, 224
Vit. Basil., xix, 257.
Vit. Basil., xix, 257 ; Cedren., 1088.