‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 70 sur 409 · Lih. Pontif., ML llndr., p · texte numérisé non relu

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qui s'opéra en lui. Les moines devinrent ses conseillers et ses amis. Il se plaisait à les recevoir, à les inviter à sa table, à leur demander le secours de leurs prières. Dès qu'il apprenait qu'un religieux, par la sainteté de sa vie, était Tobjet de la vénération des hommes, il le mandait à la cour pour s'entretenir avec lui et le consulter'. Tout, jusqu'à ses lectures pieuses et à celles qu'il conseille à son fils -, nous découvre les sentiments intimes qui l'animaient véritablement -^ Sa piété, toutefois, ne fut pas stérile. Elle s'épancha au dehors en œuvres charitables qui lui valurent un étonnant renom de douceur et de bonté. Vu lendemain de son avènement, il distribue au peuple de nombreuses largesses* et bientôt, sous son impulsion, des hôpitaux, des maisons de retraite, des hôtelleries s'ouvrirent pour les malades et les vieillards ^. Volontiers, il répétait à son fils : « La piété consiste à soulager ceux qui sont dans le besoin, î'jaiês'.a y, to)v osoaivwv sttI ikZ'zÔLOO'y^ç. Estime que tuas perdu ta journée si tu n'as fait de bien à personne. C'est le moyen d'obtenir miséricorde du souverain roi^. » Ces sages conseils. Basile les pratiquait lui-même. Tous ceux qui l'avaient autrefois servi et aidé, tous ceux qui lui avaient montré quelque attachement étaient sûrs de ne pas se voir oubliés'' et l'équité envers tous, surtout envers les pauvres et les petits, devint la loi qu'il imposa à tous ses fonctionnaires, comme le meilleur moyen de rendre les hommes heureux. Nulle oppression, nulle injustice n'étaient par lui tolérées et nous verrons à propos de ses réformes législatives et admi nistratives quelles étaient, à cet égard, sa surveillance et sa sévérité^. « Il est étonnant, disait-il, comme les sujets examinent les affaires des princes. En observant la justice, le souverain obtient deux avantages à la fois : il se met à couvert des calomnies et forme, par son exemple, les hommes à la vertu-\ »

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