l //. Basil., LXXII, 33 1 ; \c, 36 1* (j. L\rh. \\M. I
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Aussi comprend-on facilement rentliousiusme de quelques-uns de ses contemporains qui depuis longtemps n 'avaient au un aussi vertueux souverain, a II est doux, bon, libéral, calme, pacifique, sage, juste, ami du Christ, fidèle observateur de sa loi ; il aime la paix : il est généreux pour les pauvres et pour les villes. » dit un poète anonyme i et c'est par un magnifique portrait de Basile que \icetas de Byzance commence sa lettre pour réfuter un livre quelconque altribué à Mahomet. « Que dirai je de sa façon très sage de gouverner l'Empire: de sa conduite paisible à l'égard de l'Eglise : de son équité, de sa patience et de sa bonté, de ses bienfaits et de sa libéralité, de sa foi. de son zèle, à faire prêcher l'Evangile du Christ, car il ne snpportait pas que les corps des barbares seulement fussent mis en fuite s'il n'avait aussi divisé leurs âmes impies par la parole à deux tranchants de la vérité-. »
Et tout cela est vrai ; mais ce n'était là quuji des côtés du caractère de Basile, le résultat d'une volonté chez lui bien arrêtée oîi entraient tout à la fois le besoin d'expier son crime, l'espérance de se le faire pardonner et le légitime désir de rendre populaire son gouvernement. C'était le coté que la foule connaissait. L'autre était moins séduisant, aussi le dissimulait-il aux legards dn public pour ne le laisser paraître qu'à l'ombre dn palais, dans le cercle restreiid de ses fami liers. Tandis qu'en effet, l'Empereur î^e faisait, par nécessité et habileté politique, indulgent et bon à l'égard de ses ennemis, magnanime pour ceux qui. comme Symbalios, Piganis, Oorvphas. au début de son règne. Kourkouas et ses conjurés plus tard, cherchèrent à le faire mourir -^ il n'en fut plus de même aACc les siens. Alors son caractère colère, violent, emporté, apparaissait tout entier et ses antipathies le conduisaient à de véritables injustices. Pour son fils putatif, Léon, il fut toujours un mauvais père. Après l'avoir contraint par la force à épouser Théophano*. sur un faux rapport de l'abbé Théodore, dit Santabarenos, ami de Photius, il le fît enfermer plusieurs mois en prison et voulu! même lui faire crever les yeux "» :
1. Anonyme. Cité par Briiikiiiami, 98 et scq., i3i, i^o, 157.