‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 79 sur 409 · Voir plus bas : gouvernement intérieur · texte numérisé non relu

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« la fleur de la jeunesse » indiquât l'âge de i6 à 17 ans, il faut tenir compte cependant du fait que l'Empereur emmena son fils à la guerre, fait qui prouve évidemment que ce fils n'était plus un enfant et qu'il devait avoir une vingtaine d'années au moins. Mais alors en 809, il n'était point question pour Basile d'épouser Eudocie. Marie était encore sa femme légitime et c'est vraisemblablement elle qui fut mère de Constantin. D'autre part, à cette époque, Michel n'avait point d'enfants et Constantin ne peut pas davantage être fils de Michel qu'il ne le fut d'Eudocie Ingerina, quoiqu'en disent les chroniqueurs. « La rumeur publique » disait vrai en affirmant que Constantin était fds de Basile ^ On comprend dès lors parfaitement la douleur profonde de Basile lorsqu'il vit son seul et unique enfant, celui sur lequel il comptait pour continuer sa lignée disparaître brusquement, forçant l'assassin de l'Empereur légitime à rendre au fils de sa victime, Léon, l'héritage paternel. Aussi bien, est-ce ce qui explique la raison étrange et incompréhensible à première vue, pour laquelle, dès la mort de Michel, Léon fut tonsuré'-. L'Empereur espérait, sans doute, empêcher par là cet importun de revendiquer jamais son droit à l'héritage jpaternel. Il n'avait pas compté sur les hasards de la vie et de la mort -K

Peut-être est-ce aussi de ce premier mariage que naquirent les quatre filles mystérieuses dont il est si discrètement parlé — comme de Constantin lui-même — dans la Vie de l'Empereur écrite par Constantin MI et dont le u livre des Cérémonies » seul nous a laissé les noms* : Anastasie, Anne, Hélène. Marie. Basile les relégua toutes quatre au couvent de Sainte- Euphémie, par motif de piété, dit la Vita, sans doute aussi pour qu'on n'en parlât pas trop. Et, en vérité, il n'y a pas mal réussi car les chroniqueurs les ignorent totalement ''.

L'autre fils était Léon. Il naquit vraisemblablement à

1. Gcorg. Moine Gont., 1081 ; Léon Gramni., 1089; Sym. ^[ag., xvii, -53.

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