‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 81 sur 409 · Vit. Basil., .vvni · texte numérisé non relu

Vit. Basil., .vvni

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ii'aiuuiit pas. Théophiiuo ' et quelques mois plus tard, sous l'influence de Théodore dit Santabarenos. il le fit jeter en prison, lui, sa femme et sa petite fille et parla même de lui faire crever les yeux : tout cela, sous prétexte que Léon en voulait à sa vie "-. Il fallut Ténergique intervention de Photius pour empêcher l'Empereur de mettre à exécution son projet ; il fallut, racontent lès chroniqueurs, la crainte de voir sa popularilé disparaître et l'intervention des grands de la Cour pour le décider, après trois mois de réclusion, à rendre à Léon sa place et sa dignité -K Or, il est à remarquer rpi'à cette époque si Constantin était mort, Basile avait de nouveau un fils légitime, né depuis son avènement : Alexandre. Est ce pour laisser à cet enfant la place occupée par Léon que Basile essaya de faire disparaître le fils de Michel ? C'est là une question impossible à résoudre ; mais c'est là aussi une seconde et étrange coïncidence qui montre qu'il y avait au sein de cette famille un mystère qu'on essayait de cacher et que la foule ignorait. Aussi bien est-ce sans doute le véritable motif pour lequel Basile associa à son autorité tous ses fils, sauf Etienne, le plus jeune, qui, né en 870, fut fait clerc et devint patriarche de Constant inople sous le règne de Léon M à Noël 886 ^. Du vivant de Constantin, rEmpereur pouvait donner la couronne à Léon VI sûr qu'il était que l'aîné serait basileus et ainsi les aj)])arences se trouvaient sauvegardées ; à la mort de ce dernier il s'empressa de couronner Vlexandre"*. quoique tout enfant, dans l'espérance qu'il supplanterait un jour Léon : ce qu'il essaya, du reste, de faire lui-même, immédiatement, en l'incarcérant.

Une telle conduite n'est guère, ce semble, le fait d'un père, surtout d'un souverain à l'égard de l'aîné de ses enfants. Mais il y a même une chose plus étrange encore. C'est la conduite de l^éon. au lendemain de son avènement. La mémoire de son père putatif parut le préoccuper très peu, celle de Michel beaucoup plus car la première mesure qu'il ordonna fut qu'on

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