Cedren., iiS
:>. Vit. Basil.. C, p. 364-65. Syni. Mag., \\i. -Chk '\. Geor<ï. Moine dont., 1089.
5. ]^'Epnnn[io(ic seule, posiérieure à 87(1, porte le 110111 de Léon înec ccluî de Basile et d'Alexandre.
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allât chcrclier solciiiiclk'meul le corps de l'Empereur, déposé à Ghrysopolis. et qu'on le ramenât à Conslantinople où de magnifiques funérailles lui furent faites aux SS''' -Apôtres, comme s'il voulait par là manifester aux regards de tous qu'il entendait tenir sa couronne non de Basile mais de Michel et qu'il avait conscience de renouer une chaîne monarchique brisée, un jour, par le grand Pparvenu.
Comme dans toutes les monarchies, autour de la famille impériale se groupait, à Byzance, le monde de la Cour : hauts fonctionnaires chargés soit d'un gouvernement, soit d'une administration : militaires de tous ordres et de tous grades : dignitaires auliques. admis au conseil du prince ou simplement à sa suite : amis personnels du Basileus dont parfois l'influence dépassait singulièremenl la charge ou la dignité qu'ils possédaient. Cette immense foule anonyme composée de seigneurs venus de tous pays, parfois de toutes conditions sociales, où l'eunuque de basse extraction pouvait coudoyer des rois et les u barbares » de l'Occidenl. de savants pontifes et d'illustres généraux, fut. à Constantinople plus encore qu'ailleurs, un des facteurs principaux de la civilisation et de l'histoire byzantines. Avec l'armée qui. du reste, s'y trouvait largement représentée, elle suscita toutes les révolutions ou sanctionna tous les changements de dynastie : par ses représentants les plus accrédités elle gouverna, de fait, l'Empire et lui donna toujours la direction politique qu'elle désirait. Aussi n'est-il pas sans intérêt et sans utilité de connaître d'un peu près son organisation et sa hiérarchie, au moins à ré])oquc où Basile P' gouverna.
La Cour impériale ainsi que toute l'administration byzantine, eut pour origine la Cour des Empereurs romains. Mais avec le temps, les circonstances, les guerres civiles et politiques, plusieurs des principaux rouages d'autrefois se trouvèrent modifiés. De nombreuses et importantes fonctions tombèrent en désuétude, furent totalement abolies ou devinrent de simples dignités auliques comme celles de consul, de pro-
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consuls, etc.. tiiiidis que de nouveaux emplois et de nouvelles char<>es furent créés de toute pièce ^
\ répoque de Basile l""' les gens de cour se divisaient en deux catégories bien distinctes : les simples dignitaires auliques, personnages sans fonctions administratives et sans situation officielle/honorés seulement d'un titre a àcuojjta » qui. une fois conféré, ne pouvait plus leur être enlevé- et les dignitaires auliques chargés, pour un temps, d'un office quelconque, militaire ou civil (àcuôjjLaTa xal ocpcp'lx'.a) conféré par leur titre lui-même et dont la nomination était faite par un édit (o-.à \6^'0'j] '\ Cet office était en soi essentiellement transitoire ^ Chacune de ces deux grandes catégories se subdivisait ellemême en plusieurs autres suivant l'importance de la charge ou de la dignité^. En outre, comme autrefois à Rome et dans le haut Moyen-Age byzantin, chaque famille avait son quali-
I. Le Livre des Cérémonies est, à cet égard, tout particulièrement instructif, (iràce à sa composition faite à l'aide de documents d'époques très variées qui s'éclielonnent entre le n*" et le v*" siècle, nous retrouvons les noms d'une foule de hauts fonctionnaires qui disparurent ou naquirent suivant les événements. Tel est le cas, par exemple, pour l'augustalis d'Alexandrie, pour le xô[XT.<; TÔ>v àoar.siôvwv qui disparurent l'un avec la perte de l'Egypte, l'autre avant le x" siècle, probablement vers la fin du mu". Tel est le cas aussi, entre beaucoup d'autres, pour le litre de Basileopatoi" qui fut créé par Léon M en faveur de son beau-père ; pour celui de sébastocrator qui date des Comnénes (cf. Diehl, Etudes byzantines, p. 293 et seq). Une étude comparative du Livre des Cérémonies, de l'ouvrage de Codinus et des titres fournis par la Sigillographie fournirait les éléments d'une histoire assez complète des principales dignités et fonctions byzantines.
:i. Ceremon., 1397. Cela est si vrai que les anciens magistroi devenus moines continuaient à faire partie de leur classe de noblesse (ibid., i4i6).
3. La distinction entre les dignités données u oià jâpaêstwv » ou par la remise d'un insigne et les fonctions données « Sià Aôyou » ne souffre qu'une exception : c'est pour les clercs qui sont toujours nommés « 5'.à Xôyou » {Ceremon., i336).
4. Je dis <( en soi » parce que nous avons des exemples, comme on le verra plus loin, d'enfants destinés, dans leur âge mùr, à succéder à leur père, même dans d'importantes fonctions telles que celle de stratège. Le fait est important parce qu'il semble indi([uer qu'il y avait dans les thèmes des familles qui héritaient des charges de leurs ascendants. Toutefois, en admettant même que le fait rapporté par l'hagiographe qui écrivit la vie de Théophane soit exact, ce qui n'est pas prouvé, il ne faut pas perdre de vue les prescriptions concernant les stratèges et que nous retrouverons plus bas au chapitre de l'administration intérieure.
5. La catégorie des dignitaires sans fonction comprenait dix-huit titres divisés en deux classes : l'une sénatoriale (xjyxAT.-'.xo':;, l'autre purement aulique(-i:po:7jA£jj'.;j.a':o.) Ceremon., i3oo; l'autre catégorie comprenait soixante députés groupés en six classes.
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ficalif propre qui ne changeait pas forcément avec les dignités fli verses dont pouAait être revêtu chacun de ses membres. C'est ainsi, par exemple, que les Martinakioi étaient r^zplQ.zT.-zoï et Constantin Martinakios, père de Théophano, femme de Léon VI. portait le titre d' « illustre » et cela, semble-t-il. avant d'avoir été appelé à la dignité de patrice K
La Cour se composait donc de seigneurs ayant un quali ficatif, attaché soit à leur maison, soit à une charge autrefois remplie et une dignité quelconque, comportant ou non une fojîclion. dignité toujours personnelle et donnée directement par l'Empereur . Naturellement, toutes les grandes dignités étaient entre les mains de la famille impériale ou des familles apparentées avec elle et seuls quelques favoris de l'Empereur pouvaient \ aspirer. Michel Rhangabe fut curopalate avant d'être empereur ; Théodora donna aux siens plusieurs des premières charges de l'Empire et, d'une façon générale, le titre de César, du i-este peu fréquent dans l'histoire byzantine, fut presque constamment octroyé à des fils d'empereur -. L'âge souvent paraît n'avoir j^as beaucou]) importé pour l'obtention de certaines fonctions, même militaires. C'est ainsi que l'empereur Mcéphore créa son petit-fils Ignace « domestique des Icanates )). charge qu'il n'eut jamais occasion d'exercer-^ ; et l'on voit Antigone, fils de Bardas, à la tête d'un important commandement militaire bien qu'encore très jeune, tout comme Théophane. à la mort de son père, reçut, presque enfant, confirmation pour lui du titre de son père : stratège de la mer Egée ^ A cela il y avait plusieurs raisons. A lire, en effet, avec attention les auteurs byzantins, il semble qu'on puisse deviner l'existence d'une filière hiérarchique assez rigoureuse entre les diverses dignités et fonctions. Bardas, Basile, Stylianos Zaoutzès n'arriAèrent au plus haut degré de l'échelle sociale qu'après avoir passé, quoique assez rapidement, par les échelons inférieurs. Chacun, par exemple, avant d'être César, co-empereur. basileopator, fut fait magistros et remplit des charges de moindre importance à celle qu'il eut dans la suite"' et comme,