‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 10 sur 354 · Hirsch, By:ant. Studien, p. 57 οἱ seq · texte numérisé non relu

Hirsch, By:ant. Studien, p. 57 οἱ seq

ΧΥΠῚ ÉTUDE CRITIQUE DES SOURCES

l'abtégeant. Il en résulte done qu'au point de vue historique, cette chronique est pour nous sans gründ intérêt !.

IX. Sous le nom de Syméon Magisler nous possédons une chronique qui s'étend de l'avènement de Léon 1 Arménien à l'avènement de Nicéphore Phocas, et qui fut vraisemblablement écrite sous le règne de ce prince. Cette chronique. publiée d'après un maänuüscrit de Paris. n'a rien à voir avec la vérilable chronique de Syméon Magister. Celle-ci, vaste compilation qui commence aux origines du monde, pour S'arrôler à la mort de Romain Lécapène, n'est pas encore publiée. C'est donc à un Pseudo- SymMéon que nous avons affaire. Cottime la chronique de Léon lé Grammairien. l'œuvre de ce Sytéon est étroitement apparentée aux chroniques de Théophäne et de Georges Moine. Les atteurs ont, du reste, agi de la même façon. [15 copient textuellëment ou abrègent leurs prédécesseurs. Cependant Syméon ἃ connu d'autres sources. ΠῚ fait de nottibreux emprunts ἃ ka chronique du logothète, continuation de celle de Georges, qui devient pour le règne de Michel ct de Basile sa source priñcipale : il n'ignore nullement l'histoire de Genesios qu'il utilise beaucoup à propos du règne de Michel: quand il le peut. ἢ recueille les sources orales qu'il trouve sur son chermn?, Mais est-ce à dire pour autant que cette chronique ne laisse deviner aucune trace de personnalité? Bien au contraire. Le caractère et les opinions du chroniqueur se découvrent assez facilement, malgré ses plagiats. Très vite le lecteur se rend compte qu'il a affaire à un homme au fond assez crédule qui croit à toutes sortes de choses mystérieuses : songes et présages el qui raconte cela fort sérieusement. Au surplus il a des haines violentes, Photius surtout l'exaspère, lui qui est partisan du patriarche Ignace ; Basile comme Michel sont, de leur côté, loin de lui plaire et par là se trouvent assez malmenés. Aussi, bien que les erreurs et les préjugés aient dans sa chronique une place malheureusement trop grande, le Pseudo-Syméon mérile-Lil cependant une étude altentive. Indépendamment des questions de dates et des faits empruntés à des sources que nous connaissons par ailleurs, nous trouvons parfois chez lui des renseignements nouveaux (tel le portrait de Basile): surtout nous décou-

Page 1