Zachariw, Mémoires, p
. Theoph. Cont., Fit. Mick. Amor., ch. x1, p. 68.
5. Theophane en parlant des impôts que leva Léon Fisaurien sur la Calabre et la Sicile parle encore des « φόροι χεφαλιχοΐ ».
6. Zachariæw, Mémoires, p. 13. Ibn. Hordadbeh résume assez clairement le système des impositions. L'impôt foncier, dit-il, est établi par un cadastre régulier et se paie selon le tarif de trois denars pour 200 modii dont chacun contient trois makkouk.. On prélève aussi une contribution annuelle de 6 dirhems sur chaque foyer (p. 83).
soumis à un impôt spécial. C'élaient les « roAvrtxo! 56501 » 1 sur lesquels nous n'avons aucun détail, Si depuis longtemps. en effet, les citadins ne payaient plus l'antique « capitatio humana ». ils devaient sans doute, payer l'impôt foncier, sur les immeubles d'abord, puis d'autres impôts sur le commerce. l'industrie. ete. ?. Lorsque l'Impératrice Irène remit, une année. aux habitants de Byzance, l'impôt qu'ils avaient coutume de payer. il y cut grande joie dans le peuple car, bien probable ment, ces impôts devaient être très élevés. En outre, suivant la remarque de M. Monnier *, il pourrait vraisemblablement se faire que V « ἀερικόν » fut l'impôt payé par la propriété bâtie. Cet impôt aurait élé levé à la façon de notre impôt moderne sur les portes et les fenêtres. Enfin certaines classes de personnes payaient un impôt spécial. Les Mages et les Juifs payaient chaque année un tribut personnel de un denar par tête, dit Ibn Hordadbeh #.
B) Les impôts indirects el supplémentaires. — Si l'impôt foncier el personnel avait été seul, quelque lourd qu'il fût, il aurait été, sans doute. supportable : mais ce qui ruinait le pays —- surtout les campagnes — c'élaient les innombrables charges supplémentaires qui, chaque année, pour une raison ou pour une autre, venaient fondre sur les paysans comme un rapace vautour. Déjà au vi siècle, Justinien par la fameuse « ἐπιβολή » avait frayé ce funeste chemin que ses successeurs n'eurent garde. sous un nom ou sous un autre, d'abandonner : puis au var siècle, l'Empereur Nicéphore trouva ou retrouva l'impôt le plus impopulaire que jamais Byzance ait connu : « Fallelengyon » 5. Si au 1x° siècle cette dernière charge était abolie. la première ne le fut pas — dans son esprit du moins — et au cours du siècle, nous pouvons saisir en maints endroits des traces de son existence. Pour la population de Constantinople, nous avons déjà mentionné Fimpôt qui frappait de deux kerala chaque habitant et dont la somme devait
Theoph., p. 996.
Monnier, Aouvelle Hevue hist. du droit, 189%, p. δ,
Ibid., p. 008.
Ibn Hordadbeh, p. S3.
Etabli ou rétabli par Nicéphore, il fut supprimé peu après sa mort. Ce fut Basile I] qui le remit en honneur. Cf. Du Cange au mat + ἀλλτιλένγυον νυ, Schlumberger, Basile IE, p. 325.
et - LS
couvrir les frais de réfection et d'entrelien des murs. Il y en avait probablement bien d'autres. Dans les thèmes une des charges les plus lourdes était l'impôt postal. Autrefois le fisc supportait une partie des dépenses occasionnées par les postes impériales : mais dès l'époque de Justinien ou peu après son règne, la charge en revint complètement aux villes el aux villages par lesquels passait ce service gouvernemental. Là, les habitants étaient dégrevés de tous autres impôts, mais ils devaient entretenir de leurs deniers les slalions postales, les routes et les ponts, fournir les chevaux et autres bêtes de somme !. Bien plus, ils devaient aux voyageurs, toujours gens d'importance — ambassadeurs, fonctionnaires, évèques — le gite et le couvert, tout comme les habitants de l'Empire devaient aux représentants de l'autorité des prestations en nature : viandes, oiseaux, huile, pain, etc., ce qui revenait à leur fournir, à eux aussi, le gite et le couvert ?. Cet impôt est appelé dans l'Epanagoge « ἐπιδημητικοί ».
Ces dernières charges n'enrichissaient qu'indirectement le Trésor. Il n'en allait pas de même des impôts sur les douanes el les marchés « πανηγύρια». Théophane nous apprend que lorsque Constantin, fils d'Irène, s'en alla à Ephèse, il réduisit l'impôt payé par cette ville à ce sujet, impôt qui s'élevait à cent livres d'or par an *, Sa mère en fit autant à Abydos et à Ilieros, à la grande joie de la population qui en éprouva un grand bien #. Ces impôts en effet étaient forcément très lourds car il semble bien qu'ils étaient fixés par avance d'après le tarif habituel des places commerçantes sans égard aux mille aléas qui pouvaient survenir au cours de l'année.
1. Skabalanovic, p. 27ÿ-280. C'est ce que l'Epanagoge appelle les « ἀγγαρεῖαι » (Tit. VIL 8, 77}.
2. Ces renseignements proviennent d'auteurs postérieurs comme Psellos «Cf. Skabalanovic, loc. eil. el,, p. 282). Néanmoins en confrontant les renseignements donnés par les auteurs du x siècle avec les rares données que nous possédons pour des époques antérieures, j'ai pu me convaincre que dans leurs grandes lignes ces renseignements pouvaient être vrais aussi pour la fin du n° siècle. Les bouleversements opérés, parfois avec raison, par Nicéphore dans les affaires financitres n'eurent aucune suile. Α sa mort les choses revinrent en l'élat dans lequel il les avait trouvées à son avènement et qui n'était autre que celui que Justinien avait établi et que les Ermpereurs iconoclastes modifièrent en certains points.