EP RENE
Enfin trois sources de revenus de grande importance nous sont bien connues — les deux premières surtout — par les récils des chroniqueurs et les lextes juridiques : la confiscation et les amendes, l'héritage el la frappe à bas titre des monnaies. Basile, plus d'une fois. fit usage de la confiscation pour punir de fautes qu'il ne pardonnaït pas. Tel fut, par exemple, le cas pour Thécla à la suite de ses relations avec Neacomites. Le Prochiron cite, en outre, plusieurs fautes qui entraînaient la confiscation. Un époux adulltère voyait ses biens confisqués par le fisc τ si le délit a été commis avec une esclave « δούλη » cetle dernière était vendue hors de l'éparchie et une partie du prix allait au Trésor ?. De même encore pour cause de religion, il pouvait y avoir saisie el confiscation des biens du délinquant au profit de l'Etat *. Le meurtre commis par un noble était puni de l'exil et de la confiscation ἢ. Souvent employé, ce système devait évidemment être une bonne et facile proie pour le Trésor qui semble, malheureusement, en avoir trop goûté la commodité. — L'héritage devait être moins fréquent. Cependant. comme à Rome, il arrivait que de grands seigneurs léguassent leur fortune à l'Empereur. C’est ce que fit Danielis lorsqu'elle mourut et nous avons vu que Léon en profila royalement. Toutcfois, un autre cas pouvait se présenter, C'élait quand un bien tombait en déshérence par suite de la mort, sans hérilier désigné, de son propriétaire. Le Trésor, d'après une novelle de Basile, s'appropriait la fortune mobilière ou immobilière, à l'exception des esclaves qui devaient être mis sans retard en liberté et jouir de tous les droits d’un homme libre ὅς. En outre — et c'est encore dans tous les temps une sorte d'héritage — il parait bien x avoir eu, à partir de Nicephore, un impôt sur les successions : mais nous n'avons, à ce sujel, aucun détail précis 5, Quant à la frappe des monnaies à bas titre elle ne paraîl avoir été en usage à Byzance, que dans des cas extrêmes. Lors-