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lences fussent dignes de la majesté d'une si grande institution. A cette fin. il fil remettre en état le Palais de Chalcé situé aux abords du grand Palais et désormais. là comme à l'hippodrome et à la Magnaure, on jugea chaque jour. Enfin, tout occupé qu'il était, Basile ne voulut pas abandonner la tradition de ses prédécesseurs qui allaient, eux aussi. écouter les procès et rendre la justice. Au retour de ses expéditions mililaires, c'était un de ses premiers soins ἧς el lui qui ne craignait pas d'affirmer que l'Empereur est au-dessus des lois, il voulait montrer cependant qu'il doit toujours agir el gouverner suivant la loi?, Et c'est ainsi que sa conduite se trouva illustrer les sages avertissements qu'il donnait à son fils avant de mourir lorsqu'il lui écrivait : « En vérité celui qui permet l'injustice estencore plus coupable que celui qui la commet. Celui qui a été lésé place toute son espérance en loi seul et. en Le constituant vengeur de l'injustice. il combat celui qui l'a commise*. » Rôle admirable du souverain quand il le comprend de la sorte et le joue sans défaillance ! Mais pour accomplir une réforme durable et permettre à lous d'être librement jugés. une difficulté d'ordre matériel se présenlait. En fait les injustices les plus criantes étaient précisement celles qui ne pouvaient avoir aucune sanction. car c'étaient ces perpétuelles vexalions qu'infligeaient aux pauvres el aux agriculteurs, les riches, les puissants, les officiers du Basileus, Com ment les opprimés eussent-ils obtenu justice? Loin de Byzance ils devaient en référer aux magistrats provinciaux qui, forcément, avaient plus grand intérêt à ménager le haut seigneur de la province, celui dont les vastes propriétés formaient presque. dans le thème, un petit royaume, plutôt que le pauvre colon, le serf infortuné qui venait se plaindre du vol de son lot de terre où de l'impôt écrasant qu'il ne pouvait payer. Et même, leûtl voulu, que pouvait faire le magistrat? Rentré en possession ‘de son champ ou de sa vigne. dégrevé de l'impôt le paysan n'en vivait pas moins sous la domination du maitre, et, après comme avant, l'injustice faisait son œuvre. Basile qui connaissait ces maux pour en avoir lui-même longtemps souffert, résolul une fois au pouvoir. de créer une organisation d'un caractère lou à la fois charitable et judiciaire qui mit un terme, si faire se 1. Vi. Basil.. ch. xL1, p. 288.
a. Prochiron, XAV, αν, 138.