LOS BASILE I
ennemis !: ce furent les bonheurs plus intimes de la famille, par la naissance successive de ses deux fils légitimes. Alexandre et Etienne et le mariage qu'il imposa à Léon avec S* Théophano : ce furent aussi les douces satisfactions de l'amitié lors du fameux voyage de Daniélis à Byzance. |
Ce voyage de l'illustre et puissante veuve semble avoir occupé singulièrement l'imagination byzantine. C'était. cependant. chose bien naturelle que cette femme âgée, qui avait connu autrefois l'Empereur dans la plus modeste condition et avait aidé de sa fortune les débuts de sa carrière, vint lui rendre visite maintenant que toutes les prédictions auxquelles elle avait cru se trouvaient réalisées. Il est probable que si les contemporains firent aussi grand état de ce voyage, c'est surlout à cause du luxe qui fut déployé en ces jours de fête, Du fond de sa province. Daniélis se fit transporter en litière par trois cents jeunes gens à son service, jusqu'à Constantinople. Elle était snivie d'un immense cortège d'esclaves. porteurs de présents si magnifiques et si nombreux qu'ils firent l'étonnement de tous. L'Empereur reçut solennellement à la Magnaure sa bienfaitrice d'hieret d'aujourd'hui. accepta tous ses cadeaux et lui en fit à son tour. la combla d'honneurs et de dignités et ce fut, plus puissante encore que par le passé, qu'elle rentra dans le Peloponèse, après un long séjour auprès de l'Empereur ?. Ceci se passait un peu avant ὅδε, époque de la consécralion de la « Nouvelle Eglise » car Constantin Porphyrogenète nous rapporte que lorsque la pieuse veuve vint à Constantinople l'édifice se construisait et était suffisamment avancé pour qu'elle en put faire mesurer l'intérieur afin d'envoyer de ses fabriques. des tapis el autres objets. Du reste ce qui ne permet pas de placer beaucoup plus tôt le voyage de Daniélis. c'est qu'âgée déjà. du vivant de Basile, elle put revenir encore une fois à Byzance sous le règne de Léon. C'est donc aux environs de 880 qu'il faut placer cet évènement qui fit dans Constantinople autant et plus de bruit que l'arrivée d'un souverain.