‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 142 sur 354 · Cerem · texte numérisé non relu

Cerem

a. Schlumberger, Sigillographie, 184.

3. Audollent : les veredarii {Mélang. d'Areh, et d'hist, de l'Ecole franç. de

Rome, 1x, 1889).

mandalores chargés de porter dans les provinces les ordres im périaux.

Ainsi donc, nous sommes dans ce bureau, au centre même de l’administralion intérieure de l'Empire. C’est là que viennent affluer toutes les affaires, c'est de là que partent tous les ordres qui régissent des millions d'hommes. Si la politique extérieure el intérieure de Byzance ne s'y traite ni ne s'y décide pas, du moins elle s'y élabore et s'y exécute, et l'on comprend aisément que son chef suprême tende assez facilement à devenir seul premier ministre, el, au nom d’un souverain en titre, à administrer tout l'Empire.

Le ministère dont le chef était le charlulaire du vestiaire (ὁ γαρτουλάριος τοῦ βεστιαρίου) n'a pas pour nous des attributions aussi claires et précises que le précédent. Ce devait être, très probablement, quelque chose d'assez semblable à ce qu'était dans l'ancienne monarchie, le’chef de la maison du roi, au moins en certaines de ses attributions. Le vestiaire (τὸ βεστιάριον) était tout d'abord, en un premier sens, l'endroit où l'on serrait les multiples objets nécessaires aux cérémonies du Palais : voiles et tentures, mobilier, habits royaux, vêtements des grands dignitaires{, œuvres d'art, etc. Il se trouvait non loin de la chambre à coucher de l'Empereur et avait pour sa garde et son entretien un nombreux personnel de vestitores avec un primicier et, à leur tête, le prolovestiarios?; mais le vestiaire élail aussi, par extension, le bureau qui s'occupait de ce service, autrement dit, de l'administration intérieure du Palais. Le chartulaire en avait la direction. Peut-être ne portait-il ce titre qui peut paraitre inférieur que parce qu'il dépendait en tout ou en partie du fonctionnaire cunuque dont nous avons parlé, « le protovestiarios ». En tous cas, c'élait, lui aussi, un personnage important. Son nom figure sur les lisies au quaranle-sixième rang parmi les soixante grands fonctionnaires de l'Empire et, comme eux, il pouvait aspirer aux premières dignités de proconsul et de patrice.

Le bureau du chartulaire se composait, indépendamment des notaires impériaux, d'un kentarche (xéy:25/05), officier peut-être militaire, chargé d'assurer quelque service d'ordre

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