‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 144 sur 354 · Vit. Ignat · texte numérisé non relu

Vit. Ignat

2. Photius distingue toujours les ξενοδόχοι, de l'orphanotrophe. C'est ce qui fait croire que ce George était bien le grand orphanotrophe, car autrement il lui eût donné comme aux autres le titre de ξενοδόχος.

3. Cf. à ce sujet Schlumberger, Sigillog., p. 377. Ce qui donne à supposer que l'orphanotrophe n'avait que l'administration du grand orphanotrophiou, c'est d'une part le singulier du substantif qui accompagne le titre de chartulaire ; c'est de l'autre que les xenodochia de provinces ainsi que certains autres de la ville relevaient, comme nous l'avons dit, soit du chartulaire du sakkellion, soit du grand curateur.

À cette époque le sourd et lent travail qui avait peu à peu, sous la pression des événements, modifié l'organisation territoriale de l'Empire, créé en lieu et place des anciennes provinces romaines des « thèmes » ou gouvernements tout à la fois mililaires et civils et donné à l'armée une importance considérable. n'élait point encore achevé. L'origine de ces transformations politiques et sociales remontait à l'époque où l'Empereur Maurice créa les deux exarchats d'Italie et d'Afrique pour faire face aux dangers multiples qui menaçaient l'Empire; mais ce fut sous Héraclius que le système se généralisa, quand, de toutes parts, Arabes, Bulgares, Slaves, se jetèrent sur les terres impériales pour les ravager et s'en saisir. Dès lors. suivant les besoins et les événements du jour, on traça. d’une façon souvent fort arbitraire, des frontières à l'intérieur comme aux limites de l'Empire, on forma des gouvernements nouveaux, on en supprima qui n'avaient plus d'utilité. presque loujours etuniquement pour mieux se défendre contre d'incessantes attaques ou réparer, par la création d'autres Elats frontières, la perte d'anciennes provinces qui jusque-là avaient servi à protéger l'Empire. Ces territoires ainsi tracés à l'intérieur des provinces, représentaient avant tout, un corps d'armée avec ses chefs et ses divisions, ses cadres et son organisation. Dans le thème ainsi compris, le stratège élait le maître. Au 1x° siècle il avait en mains tous les services de la province, finances, justice. armée et commandait aussi bien fonctionnaires et habitants que soldats el officiers. Aussi n'eskil pas étonnant que ces généraux-gouverneurs soient devenus dans lEmpire des personnages de tout premier rang el qu'aux époques de paix relative on ait parfois songé à créer des {hèmes uniquement pour récompenser la valeur de quelques soldats particulièrement courageux !. Le moyen était trop commode pour qu'on n'en usât pas.

Quand Basile monta sur le trône, la division territoriale

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