Epanag,, VE
de favoriser de tout son pouvoir le bien-être et la prospérité ! el, si l’on en croit un passage des Basiliques?, son aulorilé s'étendait même aux métropoliles et aux affaires religieuses. ἢ devait, en effet, surveiller les évêques pour qu'une fois l'an au moins — en juin ou septembre — ils se réunissent en synodes provinciaux. Si les évêques ne le faisaient pas. ordre était donné aux gouverneurs de la province d'en référer à l'Empereur. L'Epanagoge, au titre VI, $ 6, contient une prescription qui mieux que toute autre chose montre, ce me semble, tout à la fois quelle était l'autorité absolue du stratège dans sa provinee et quelles nombreuses tribulations s'abattaient, périodiquement, sur les pauvres. Nous retrouvons bien, dans cel article de code, l'esprit de justice qui présida à toutes les réformes des Basileis byzantins*, L'archôn, dans l'espèce le stratège, doit punir les injustices commises par les soldats : il doit empêcher que, sous prétexte d'impôts, les fonctionnaires ne pressurent injustement les habitants (κωλυέτω ἐν προσχήματι δημοσίων εἰσπράξεις ἀθεμίτους γίνεσθαι) ; il doit veiller à ce que les pauvres ne soient pas soumis à des surcharges injustes, soit à l’arrivée des magistrats, soit à celle des soldats (ἢ διὰ παρουσίαν ὀφφικίων ἢ στρατιωτῶν ἀπιυχεῖσῆαι τοὺς πένητας). N'avons-nous pas là. vraiment, en raccourci et d'une façon clairement exprimée, le tableau de tous les abus que commettaient dans l'Empire, les puissants contre les pauvres, les « υνατοί » contre les « πένηται ». et au sujet desquels les Basileis durent énergiquement sévir? Aussi est-ce bien Île fonctionnaire tel que Basile le pouvait rêver que l'Epanagoge peinten deux mots quand elle dit après le Digeste : « que l'archôn soit d'un abord facile {εὐγερὴς τοῖς προσιοῦσιν») el qu'il ne soit pas méprisable, mais aussi qu'il ne fréquente pas ses subordonnés d'égal à égal et qu'il ne se montre avec eux ni miséricordieux, ni colère » (χαὶ μὴ δηλούτω τῇ ὄψει. ἐλεῶν ἢ
ὀργιζόμενος) #, c'est-à-dire qu'il soit juste avec lous. Si le stralège ne relevait que de l'Empereur quant à ses pou-