Epanag., NI
trouvait le protonolaire du thème dont nous avons déjà parlé. C'était lui qui avait la garde du trésor et présidail aux levées d'impôts. Ce protonotaire du thème, nous le retrouvons menfionné sur les sceaux de presque tous les thèmes et lLoujours avec d'assez modestes Litres nobiliaires, tels que ceux de spathaire, spatharocandidat, hypalos, vestile, etc. ; quelquefois, cependant, il paraîl réunir en ses mains plusieurs fonctions financières, et c'est probablement ce qui explique que nous connaissons un protonotaire des Boukellarioi qui est proto spathaire parce qu'il est aussi préfet des domaines impériaux dans le thème ! : d'autrefois il est commerciaire en même temps que protonotaire? ; il peul même arriver que, par hasard, et sans doule pour récompenser une action quelconque, le protonolaire porte le titre de patrice; mais ce sont là des cas très rares el qui n'ont jamais fait loi, Autour du prolonolaire se groupaient les divers officiers d'ordre financier en résidence dans le thème: les époptes ou épiskeptites, les dioecèles, les commerciaires, les praclores, les préposés aux domaines impériaux, les « horrearii » ou préposés aux greniers publics comme à Panorme, auxquels il faut ajouter les directeurs d'établissements de bienfaisance qui, probablement. devaient être comptés parmi: les fonclionnaires financiers. Nous avons en effet des sceaux où les deux fonctions se trouvent réunies. C'est ainsi que Manuel est inspecteur des domaines impériaux et xénodoche de Nicée. Peut-être aussi les anagraphes (zvzypazeis) élaient-ils des fonctionnaires d'ordre financier. Nous avons des sceaux mentionnant ces personnages au ix° siècle, L'un est anagraphe des Douze Îles, l'autre du Péloponèse #. Tous ces fonctionnaires avaient eux aussi des litres nobiliaires, mais modestes, comme le protonotaire. Ils étaient hypatos, spathaires, couvouklisios, veslile, ete. Cepet-
dant, certains — et toujours d’après le même principe que le titre est indépendant de la fonction — possédaient pour des
raisons personnelles des titres plus élevés. Nous connaissons
1, Aucun sceau, à ma connaissance, ne donne mention d'une union des pouvoirs judiciaires et financiers entre les mains du protonotaire. Il est probable qu'il ne faut pas accorder une trop grande valeur à la glose des Basiliques citée par Rambaud, p. 100.