‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 201 sur 354 · Vit. Ignat., p · texte numérisé non relu

Vit. Ignat., p

2, Mansi, xt, p. 161 et sceq. Pilra, Jus eceles., IE, xx et seq.

3. C'est ainsi que Stylianos, dans sa lettre au pape Etienne, dit formellement encore : « Nous savons que nous devons être gouvernés et conduits par votre siège apostolique. » (Mansi, νὰν 434).

ἡ, Mansi, AVI, p. 186.

mot, l'Eglise romaine est cause de tous les maux qui ont fondu sur notre Eglise. »

Ainsi donc, entre 857 el 886, la primauté d'honneur est encore reconnue au Souverain Pontife par l'Eglise byzantine: mais déjà sa primauté de juridiction tend à disparaitre. Les affaires de Photius précipilent le mouvement. Bien rares sont ceux qui vraiment agissent et pensent en catholiques. Sur les ruines du pouvoir pontifical l'Empereur édifie sa propre autorilé religieuse, aidé qu'il est par nombre d'évêques, le Patriarche en lête. Tandis que les gens d’Eglise disputent autour de questions secondaires, Basile revendique une autorité plus haute et qui ne lui appartient pas : celle de délimiter les diocèses. Et tout le concile de 859 lui accorde ce droit. Vraiment, l'heure n'est pas éloignée où le Basileus tout-puissant sera maître absolu de l'Eglise comme il l'est de l'Etat. et où le « césaropapisme » régnera sans contre-poids. Aussi est-ce parce qu'ils voient nettement le danger qui menace l'Eglise orientale que les Souverains Pontifes d'alors, comme Nicolas [°° et Etienne ὃ, s'élèvent avec vigueur contre l'union des deux pouvoirs : «Il y a eu dans l'antiquité des rois qui étaient aussi prètres, dit Nicolas ?; plus tard les empereurs païens ont été aussi en même temps « pontifices maximi ». Mais le christianisme ἃ séparé les deux pouvoirs. Les empereurs ont besoin des pontifes pour la vie éternelle et les pontifes n'ont besoin des empereurs que « pro cursu temporalium rerum », et Etienne V dit de mème à Basile * : « Bien que sur terre, vous ayez avec le Christ une très grande ressemblance quant au commandement, vous ne devez avoir cependant que le souci des choses de ce monde. De même, en effet, que vous lenez de Dieu le pouvoir de commander aux corps, nous, par le coryphée Pierre, nous commandons aux âmes, »

Mais si l'autorité du Pape en matière religieuse tend à disparaître au détriment surtout de l'Eglise byzantine, grande est encore cependant l'attraction qui attire vers Rome les pèlerins et les fidèles. Le Pape possédait à Byzance une Eglise latine: Saint-Serge ; mais il est peu probable que ce centre romain ait eu ἀπὸ vérilable influence religieuse el politique ; si le Pape

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