Schlumberger, Sigillog., p
ἢ. Schlumberger. Sigillogr., p. 390 et 408.
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Eglise (0 οἰκονόμος τῆς Μεγάλης Ἐχχλησία;) était un des grands dignitaires dont la nomination était réservée à l'Empereur. Aussi est-ce pour cette raison, sans doute, qu'il fait partie descérémouies de la cour, comme le syncelle et les higoumènes des couvents impériaux !, tandis que les autres dignitaires nommés par le Patriarche en paraissent exclus. Du reste, c'était loujours un personnage de marque qui occupait celte place. Souvent, elle élait donnée à quelque haut fonctionnaire qu'on avait obligé, pour une raison ou pour une autre, à entrer au couvent etqu'on récompensait de cette façon. Ce fut entre autres le cas pour le « préfet de la table » Nicélas que la rumeur publique accusait de relations coupables avec l'Impératrice Eudocie. I fut tondu et plus tard devint économe de Sainte-Sophie ?. Avant lui, mais pour de loules autres raisons, Nicolas, higoumène de Saint- Diomède, fut créé par Basile 1" tout à la fois syncelle et écouome ᾿ς, L'Econome avait la charge de l'administration financière de l'Eglise, Aussi, dès l'origine, son pouvoir fut considérable. Son nom revient souvent dans les ordonnances de Justinien et la novelle CXXIIT du chapitre 1x, reproduite au Il: Livre des Basiliques, 1. 1, $ 16, enjoint à l'Econome de suspendre en certains cas, sur l'ordre de l'Empereur, le traitement du Patriarche. D'autre part, pour éviter toute malversation dans son administration financière, des lois sévères élaient-elles faites à son usage. Défense lui était intimée sous les peines les plus graves, de louer les biens ecclésiastiques, de prendre sur eux des hypothèques, etc, t On voit done bien pourquoi le Basileus tenait à avoir un tel personnage en sa main. Par lui encore, il avait prise sur le Patriarche et pouvait, en le privant d'argent, l'amener à seconder sa politique. Ce ne fut que plus lard, sous les Comnènes, que l'Empereur donna au Patriarche le droit de nommer l'Econome.
Au-dessous du Patriarche se trouvaient, dans l'Eglise byzantine, les métropolitains, les archevêques et les évêques. Les premiers, chefs d’éparchies religieuses, avaient un certain nombre d'évêques sous leur autorité ; les seconds étaient aulocéphales, n'avaient pas de suffragants et relevaient directement
. Cerem., Ὁ. 1345.
. Georg. Moïñe, 1080.
. Ibid,
Proch., XV, vi, g4.
du Patriarche. Naturellement, les circonscriptions diocésaines varièrent avec le temps, suivant les pertes et les acquisitions du Patriarcat. Il suffit pour s'en rendre compte de jeter un coup d'œil sur les différentes listes épiscopales qui nous sont parvenues. Du ix° siècle et du commencement du x° nous en avons quatre. La première, la plus ancienne, vit probablement le jour aux environs de 810 : la seconde fut composée par Basile l’Arménien vers 829! : la troisième a pour nom « Nea Tactika?» : la quatrième date du règne de Léon VI. De ces quatre listes, une seule nous intéresse, la troisième. On ἃ souvent attribué les « Nea Tactika » à l’époque de Léon VI. Cependant, en comparant ce document aux listes conciliaires de 869 et de 879. on ne tarde pas à remarquer que seuls les « Nea Tactika » répondent exactement à l'ordre de choses exprimé par les listes. Ni la notice de Basile. ni celle qui fut composée sous le règne de Léon ne concordent avec la Géographie ecclésiastique telle qu'elle ressort des souscriptions. C'est ainsi, pawexemple, que pour les métropoles, le Concile de 869 cite parmi ces dernières Smyrne, indication conforme aux « Nea Tactika » et à la liste de Léon, mais pas à celle de Basile qui en fait un siège autocéphale "᾽ς Nakolia est archevêché en 869 et indiqué comme tel dans les « Nea Tactika », tandis que Basile en fait encore un évêché dépendant de Synade en Phrygie. Il en va de même de Garella, de Rousion ÿ, de Kamachos, et d'autres. Les métropoles qui relevaient autrefois du patriarcat romain comme Thessalonique, Athènes, Corinthe, Patras, Reggio sont en 869 et dans les Nea officiellement enregistrées avec leurs suffragants parmi