‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 262 sur 354 · Nil. Basil., κὰν p · texte numérisé non relu

Nil. Basil., κὰν p

ὅς, Genesios, 1148.

hommes choisis parmi les deux armées byzantines, atlaquèrent subitement les troupes de Chrysochir. Les Pauliciens ignorant Le nombre des combattants, prirent peur et s’enfuirent, poursuivis par les Grecs jusque près de Sébaste!. La déroute était complète. Elle fut définitive grâce au hasard qui permit à un Grec du nom de Pouladis, captif depuis la défaite de Tephrice, de s'approcher de Chrysochir et de le percer de sa lance*. Malgré les efforts d'un de ses compagnons, plus tard célèbre comme défenseur de l’Empire, Diaconitzès, le chef paulicien ne put être délivré. Les Byzantins s'en emparèrent, le décapitèrent et l'envoyèrent à Basile ὅς |

La victoire de Christophore n'était pas l’œuvre de Basile. Celui-ci, cependant, soit pour frapper l'imagination des foules, soit par vanité personnelle, se décerna tous les honneurs du triomphe. Quand il apprit la victoire du domestique, il était à Petrion auprès de ses fillest. Tout-de suite, il revint au palais de Hieria et s'apprêta à faire dans sa capitale une entrée solennelle. On était à l'automne de 872.

Basile elles Arabes. — L'immense succès des armées byzanlines eut, naturellement, en Orient, le plus douloureux retentissement. C'élait la première fois depuis de bien longues années que les Basileis étaient si complètement vainqueurs, Les Arabes pouvaient, à juste titre, se demander quel sort leur était réservé. Par les victoires de Basile, en effet, par la destruction de Tephrice el des autres places pauliciennes, la limite de l'Empire s'étendait désormais jusqu'au haut Euphrate. Les Grecs n'allaient-ils pas profiter des révolutions qui affaiblissaient l'Empire arabe pour prendre l'offensive el ruiner l'autorité déjà très affaiblie du . califat? Cette perspective resserra les liens qui unissaient Arabes et Pauliciens, et décida effectivement Basile à commencer immédialement la guerre contre les Arabes. L'Empire, en effet, ne pouvail être en sécurité tant que les Musulmans tiendraient la ville de Mélitène qui marquait la limite extrême de l'Empire du côté de l'Orient. Profitant donc des discordes qui divisaient les Abbassides, Basile entra en campagne dès

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