‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 263 sur 354 · Ibid., XEux, p. 297, 4. Ibid., χα, p · texte numérisé non relu

Ibid., XEux, p. 297, 4. Ibid., χα, p

873. Comme en 87r, il prit la direction des armées el se dirigea sur Mélitène. Le plan stratégique de l'Empereur était très sage. Sachant qu'à Mélitène la résistance serait acharnée, il résolut de commencer par s'assurer certains points importants pour s'en servir comme d'une base solide d'opération. Zapetra, au sudouest de Méliltène, fut d'abord conquise par une partie de l'armée. Les Grecs y délivrèrent beaucoup de chrétiens captifs el remportèrent-un grand butin!. De là, on se dirigea contre Samosate qui futenlevée aux Arabes et l'on franchit l'Euphrate ?. Basile n'avait pas pris part à ces premicrs exploits. Il était resté à Keramision. Partant alors avec toutes ses troupes. il se porta directement sur Mélitène., On était ea plein été. La chaleur était torride et les eaux du fleuve très hautes. Il fallut rapidement construire un pont. L'Empereur, paraît-il, travailla comme les autres soldats, portant lui-même sur ses larges et solides épaules de très lourds fardeaux *. Tout d'abord les efforts de Basile furent couronnés d'un plein succès. Rapsakion, dans le voisinage de Mélitène, fut pris à l'ennemi ainsi que quelques autres forteresses du côté de l'Euphrate que conquirent les thèmes de Chaldée et de Colonée. Les Grecs firent un grand butin et beaucoup de captifs tombèrent en leurs mains; mais contre Mélitène, Basile ne put rien. I fut battu par Achmed Ibn Muhammed al Kabuc qui lui tua même un de ses premiers généraux. Pour voiler sa défaite, Basile, à son retour, envahit de nouveau le territoire paulicien, délruisit quelques forteresses, paya généreusement ses soldats et fit une seconde entrée triomphale à Constantinople #. Mais, en vérité, Basile n'était pas heureux quand il voulait agir par lui-même !

Italie et Sicile. — Ces évèncments, avec leurs allernatives de revers οἱ de succès, avaient trop constamment occupé Basile pour qu'il pût, même de loin, songer aux choses d'Italie. El cependant, la situation devenait de plus en plus grave, aussi bien pour l'Empereur byzantin que pour son collègue l'Empereur d'Occident. Celui-ci, en effet, malgré ses vicloires sur les Arabes et les services qu'il avait rendus par là à tous les princes

τ. Pit. Basil., ch. xXxXxIX, p. 284.

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