‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 308 sur 354 · Ibn Hordadbeh, de Gœje, Bibliotheca, p. τ τ · texte numérisé non relu

Ibn Hordadbeh, de Gœje, Bibliotheca, p. τ τ

a. Schlumberger, Sigillog., p. 11. Cf. à ce sujet l'histoire racontée par Liutprand sur les ennuis de douane qu'il eut lors de son départ à cause des riches éloffes qu'il avait reçues ou achetées et qu'il ne put pas passer. Heyd, op. εἰν, Ἐν p. 65.

3. Ibn Hordadbeh, de Gœje, Bibliotheca, p. 54. Edrisi, 1E, 302.

ἀν, Livre du Préfet, x4,$ 1 et ἃ, p. 30.

5, Edrisi, 1, 134.

merce les plus importants de l'Empire, en relations constantes a vec les grands marchés d'Antiocheet d'Alexandrie, D'autre part, nous savons par les dons que Danielis offrit à Basile qu'on fabriquait sur ses terres des soieries, des draps d’or, des tapis de soie. Corinthe brillait encore d'un grand éclat. Son commerce de soie était actif. Au surplus, il y avait dans le Péloponèse des fabriques de parchemins et d'armes, des teintureries de pourpre ! : à Thessalonique comme en Proconèse et dans la vallée du Sangarios on travaillait le marbre ?, toutes choses qui prouvent combien actif était alors le commerce byzantin, C'est qu'en effet dans la Byzance des 1ix° et x° siècles, le luxe, celui de la lable, des demeures. des habillements était très grand et les produits étrangers très recherchés. IL fallait pour les cérémonies oflicielles, civiles et religieuses, des bois de senteur (ξύλα ἰνδιχά) qui venaient de l'Orient musulman : il fallait, pour le service, des esclaves, qu'on faisait venir des pays étrangers ; puis, sous l'influence des Arabes, la médecine s'était développée et c'était chez eux qu'on se procurait les remèdes etles receltes qu'ensuile on employait*,

Naturellement, les marchands étaient groupés en corporalions sous la haute juridiction de l’éparche et des lois très spéciales leur étaient imposées, Le Livre du Préfel nous montre bien quels étaient les principaux commerces élablis à Byzance et quelles précautions on prenait pour éviter que ces étrangers venus de tous pays ne fomentassent ni révolles, ni dangers, Voici. d'abord les « vestiopratai » « ὕξεστιοπράται ». Ce sont les marchands qui font le commerce des étoffes de soie. A ceux-là il est interdit de faire un autre commerce que le leur, par exemple d'être en même temps marchands d'étoffes el marchands de soie, Ils ne peuvent vendre aux étrangers les éloffes de pourpre de grande dimension *, pas plus que certaines sortes d'habits à moins que ce ne soit pour leur usage personnel et encore, faut-il que les habits ainsi achelés par les hôtes de Constantinople aient été faits à Constantinople 5, Bien plus. lorsque les marchands eux-mêmes achètent ces

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