Vi, Basil,, LxxxIMm, p
a. Cerem., 345, 348.
ET L'EMPIRE BYZANTIN ho3
cierge devant chacun, baisait la couverture de l'autel et se dirigeait de là par le gynécée jusqu'à l'image de l'empereur Basile auprès de laquelle 11 allumait des cierges. Que faut-il conclure de là? Il est peu probable que la nouvelle basilique ait eu, comme en Occident, des chapelles distinctes. Cet usage était tout à fait inconnu des Grecs d'autrefois, comme il l'est encore des Grecs modernes. Dans les églises, il n'y avait qu'un autel sur lequel on célébrait la messe, Le plus vraisemblable, c'est que le sanctuaire de la « Nea » comptait outre l'autel central, plusieurs autels secondaires — probablement deux — servant pour l'ordinaire à la préparation liturgique. Chacun était, sans doute, dédié à l'un des saints sous le vocable desquels se trouvait l'église et comme l'autel de saint Elie possédait une relique qu'on vénérait beaucoup, le manteau du prophète Elie, une fête spéciale avait été instituée à ce sujet !. L'empereur, ainsi que tout le peuple, venait y faire ses dévotions. En parlant, il passait devant le maître-aütel et l'autre table sainte pour gagner le gynécée et le narthex. Rien ne permet donc de supposer plusieurs sanctuaires indépendants les uns des autres.
Un autre temple construit par Basile dans l'enceinte du grand palais et dont Constantin Porphyrogénète nous a donné la description ? achève de nous faire connaître avec quelle incroyable richesse l'empereur ornait les églises qu'il construisait : l'oratoire du Saint-Sauveur. I se trouvait directement audessous du grand palais, vers l’est, près du sanctuaire de Saint-Elie et de Saint-Clément. Comme à la Nea, l'or, l'argent, les pierres précieuses avaient été répandus à profusion dans l'édifice. Le pavé tout entier était d'argent massif travaillé au marteau. Les parois des murs, à droite et à gauche, elles aussi, étaient recouvertes de plaques d'or et d'argent, ornées de pierres précieuses et de perles. Les colonnes de l'iconostase étaient d'argent comme leur soubassement, tandis que l'architrave était d'or pur. L'image du Christ « Théandrique » se voyaiten plusieurs endroits exécuté « μετὰ “γυμεύσεως », c'est-à-dire en
1. On sait qu'aujourd'hui encore, sans doute par lradition, chaque année le sullan s'en va vénérer au vieux Seraï le manteau du prophète. Seul le nom a changé. Autrefois c'était Elie, aujourd'hui c'est Mahomet,