Vi. Basil., ch. LxxxvIr, p
hol BASILE 1
émail !, ce qui convenait à merveille à une pareille œuvre d'orfévrerie.
Enfin il semble bien que ce sont les grandes restaurations entreprises par Basile aux Saints-Apôtres que Conslantin le Rhodien a racontées dans son poème sur les merveilles de cette église. Les Saints-Apôtres, en effet, étaient un lieu particulièrement vénérable pour les Basileis, puisque c'était là que la plupart d'entre eux dormaient leur dernier sommeil. Basile lui-même y devait être enterré un jouret ce fut là qu'il conduisit la dépouille mortelle de sa femme et de son fils Constantin. El cependant, cette église si resplendissante de beauté à l'époque où Justinien et Théodora la construisirent était tombée dans le plus complet délabrement. La solidité laissait beaucoup à désirer ; certaines parties élaient mème détruiles ; partoul elle portait des traces de la plus grande vétusté ?. Basile la fit donc réparer de fond en comble. Il consolida les parties qui menaçaient ruine, reconstruisit celles qui avaient disparu et lui rendit tout son éclat premier ὃ. Or, il se trouve que la description enthousiaste de Constantin le Rhodien est en parfait accord avec tout ce que nous connaissons des habitudes, du goût et du style artistique du règne de Basile. L'église, comme la Nea et le Kenourgion dont nous allons parler, était tapissée de mosaïques. Elles prenaient à une certaine hauteur au-dessus du sol, l'espace laissé libre entre le pavé et les mosaïques étant occupé par une décoration de marbres polychromes, et garnissaient les cinq coupoles. Dans le dôme central, l'artiste avait représenté la figure du Christ et aulour de lui, la Vierge et les Apôtres #. Dans les coupoles secondaires et sur les pendentifs 5, d'autres mosaïques à fond d'or resplendissaient magnifiquement. Les murs enfin étaient ornés de tableaux {(Παύματα) représentant, comme d'usage à cette époque, des sujets religieux à allure historique. C'était la vie terrestre du Christ qui se déroulait sous les yeux du spectateur depuis FAnnonciation jusqu'à la Passion. ΠῚ y avait sans doute dix à douze tableaux de ce genre ὅ groupés proba-