‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 325 sur 354 · Millet, op. cil., p · texte numérisé non relu

Millet, op. cil., p

3. L'héritier présomptif avait le droit de porter une bottine rouge et l’autre noire (Ibn Hordadbeh, p. 8x).

ET L'EMPIRÉ BYZANTIN haut

s'est sans doute inspiré de ces peintures fameuses pour composer ses portraits. — Indépendamment des tableaux en pleine page, le Parisinus porte au début de chaque sermon, avant le texte, une miniature qui se déroule en plusieurs compartiments, formant ainsi 118 compositions très diverses. Les sujets ont toujours quelque attache plus ou moins saisissable avec le texte publié et là aussi, comme dans les mosaïques, les nouvelles tendances artistiques sont parfois très netlement marquées !. Le miniaturiste.a voulu peindre en historien les scènes qu'il illustre : historien de la vie de S' Grégoire, historien des faits les plus saillants de l'Ancien et du Nouveau Testament. Certaines de ces miniatures, comme la Transfiguration et la Pentecôte, semblent, au dire de M. Millet ?, copiées sur des mosaïques ou des icones et corroborent par là l'idée qu'on peut se faire de la peinture au 1x° siècle.

En tous cas, une chose est hors de doute : c'est la merveilleuse venue de quelques-uns de ces grands tableaux. Si l'es portraits du début sont trop effacés pour que nous puissions juger convenablement de l'expression que l'auteur avail su leur donner, du moins telle page comme la Transfiguration, ou le tableau de Moïse frappant de sa verge le rocher sont d'un grand effet. Nous sommes loin ici des traditionnelles attitudes hiératiques tant reprochées aux Byzantins. Par la noblesse, l'élégance, le naturel de certains maintiens, par la beauté et la vivacilé des couleurs — tel un guerrier portant superbement son manteau rouge flottant au vent — nous sommes obligés d'admettre, ou que l'artiste a copié avec le plus grand talent une œuvre antérieure appartenant à une époque plus classique, — ce qui serait peu probable — ou que les traditions du grand art sans cesse vivifiées au contact de la nature n'étaient point complètement perdues à la fin du 1x° siècle.

Au point de vue du « métier » ce manuscrit a, en outre, un très grand intérêt, car nous saisissons sur le vif, grâce aux

1. ἢ} faut, dans l'étude de ce manuscrit, bien distinguer les artistes qui ont travaillé à l'enluminure. L'un, le plus habile, un véritable artiste, s'inspire visiblement de modèles antérieurs, nous l'allons voir: l'autre ou les autres ont moins de science, de finesse et de talent, mais paraissent plus attentifs à copier ce qu'ils voient autour d'eux : costumes, meubles, etc. :

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