F; LETTRES AUX SOUVERAINS D'OCCIDENT
La chancellerie byzantine était en relation avec cinq rois d'Occident. A chacun elle donne la mème suscription avec sans doute une bulle d'or dont on n'a pas indiqué le poids. Ce son! les rois de Saxonie, de Bavière, de Gaule, de Germanie et de Francie : «Ἔν ὀνόματι τοῦ πατρὸς χαὶ τοῦ υἱοῦ nat τοῦ ἁγίου πνεύματος. τοῦ ἑνὸς χαὶ μόνου ἀληθινοῦ Θεοῦ ἡμῶν, Κωνσταντῖνος καὶ ἹῬωμανός, πιστοὶ ἐν αὐτῷ τῷ Θεῷ βασιλεῖς “Ρωμαίων, πρὸς (ὁ Seiya) τὸν πεποθυ μένον πνευματιχὸν ἀδελφὸν τὸν περίθλεπτον £ éryz. » Le roi de France, cependant, a une formule encore plus solennelle. Elle commence de mème jusqu’à ἐν αὐτῷ τῷ Θεῷ. puis elle s'allonge : « ὑψηλοὶ Αὔγουστοι αὐτοκράτορες μεγάλο. βασιλεῖς “Ρωμαίων, τῷ ἡ γαπημένῳ, πεποθη μένῳ χαὶ πνευματικῷ ἡμῶν ἀδελφῷ (ὁ δεῖνα) τῷ εὐγενεστάτῳ περιβλέπτῳ ὁηγί Φραγγίας », preuve de l'eslime particulière en laquelle on tenait ce souverain. Pour le roi d'Ilalie nous n'avons pas la suscription.
Quant aux nombreux princes vassaux d'Italie la suscription était très brève : « Κέλευσις ἐκ τῶν φιλοχρίστων δεσποτῶν πρὸς τὸν ἄρχοντα. » Elle était employée pour les archontes de Sardaigne, d'Amalfi et de Gaëte, pour les princes {πρίγχιψ) de Capoue et de Salerne, pour les ducs de Venise et de Naples. Un seul faisait exception, à cause de sa grande et indépendante situation : c'est le prince de Rome. A lui on envoie une lettre cachetée
1. On trouve les deux expressions « ἐξουσιοκράτωρ ἐξουσιαστής
d'une bulle « δισολδία » avec cette suscription : « Κωνσταντῖνος καὶ 'Ρωμανός... πρὸς (ὁ δεῖνα) τὸν ἐνδοξότατον ποίγχιπα Pours. »
Enfin un souverain avait une formule toute particulière. C'était le roi de Bulgarie. Jusqu'au moment où Byzance se décida, par la force des choses, à reconnaître son titre de βασιλεύς, la formule fut la suivante : « Ἔν ôvéuart τοῦ πατρὸς mai τοῦ υἱοῦ καὶ τοῦ ἁγίου πνεύματος, τοῦ ἐνὸς καὶ μόνου ἀληθινοῦ Θεοῦ ἡμῶν, Κωνσταντῖνος χαὶ ᾿Ρωμανός, πιστοὶ ἐν αὐτῷ τῷ Θεῷ βασιλεῖς Ρωμαίων πρὸς τὸν πεποθημένον mal πνευματικὸν ἡμῶν τέχνον χαὶ ἐχ Θεοῦ ἄρχοντα τοῦ “μριστιανιχωτάτου ἔθνους τῶν Βουλγάρων. » Plus tard, elle fut légèrement modifiée. On ajouta le titre de βασιλεύς en laissant subsister le « πνευματικὸν τέχνον. »