‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 60 sur 354 · ἘΠ. Basil., Lxxm, 331 : xC, ὅθι · texte numérisé non relu

ἘΠ. Basil., Lxxm, 331 : xC, ὅθι

y. Erh. NAXI, D.

Aussi comprend-on facilement Fenthousiasme de quelques-uns de ses eontemporains qui depuis longtemps n'avaient vu un aussi vertueux souverain. e Il est doux, bon. libéral, calme. pacifique, sage. juste. ami du Christ. fidèle observateur de sa loi ; il aime la paix : il est généreux pour les pauvres et pour les villes, » dit un poète anonyme ! el c'est par un magnifique portrait de Basile que \icelas de Byzance commence sa lettre pour réfuter un livre quelconque attribué à Mahomet. « Que dirai-je de sa façon très sage de gouverner l'Empire: de sa conduite paisible à l'égard de l'Eglise : de son équité, de sa palience et de sa bonté, de ses bienfaits et de sa libéralité, de sa foi. de son zèle. à faire prêcher l'Evangile du Christ, car 1] ne supportail pas que les corps des barbares seulement fussent mis en fuite s'il n'avait aussi divisé leurs âmes impies par la parole à deux tranchants de la vérilé?. »

Et tout cela est vrai: mais ce n'élait là qu'un des côtés du caractère de Basile. le résullat d'une volonté chez lui bien arrètée où entraient tout à la fois le besoin d'expier son crime, l'espérance de se le faire pardonner et le légitime désir de rendre populaire son gouvernement. C'était le côté que la foule connaissait, L'autre était moins séduisant, aussi le dissimulait-il aux regards du public pour ne le laisser parailre qu'à l'ombre du palais, dans le cercle restreint de ses fami liers. Tandis qu'en effet, l'Empereur se faisait. par nécessité ΟἹ habileté politique. indulgent et bon à l'égard de ses ennemis. magnanime pour ceux qui. comme Symbalios, Piganis. Oorxphas. au début de son règne. Kourkouas et ses conjurés plus tard. cherchèrent à le faire mourir ὃς il n'en [ plus de même avec les siens. Alors son caractère colère, violent, emporté. apparaissail tout entier et ses antlipathies le conduisaient à de véritables injustices. Pour son fils putatif, Léon, 11 fut toujours un mauvais père. Après l'avoir contraint par la force à épouser Théophano ἢ. sur un faux rapport de l'abbé Théodore, dit Santabarenos, ami de Pholius, il le fit enfermer plusieurs mois en prison et voulut mème lui faire crever les veux®:

t. Anonyme. Cité par Brinkmann, 93 et seqg.. 141, 140, 197.

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