Papadopoulo, kerameus, Sbornik, ἵν
2. 1 faut faire une exception cependant en faveur de la législation des princes iconoclastes. Seuls ils paraissent avoir compris qu'il y avait pour
répartition de leurs emplois : point le système lui-même. On pourra se rendre compte de la chose par l'élude que nous allons tenter des diverses branches du gouvernement impérial au x" siècle.
Toutes les affaires de l'Empire aboutissaient et se traitaient dans les bureaux du grand Palais. Ces bureaux « σέχρετα ν sortes de ministères au nombre de dix !, occupaient un nombreux personnel chargé des multiples travaux qu'une minutieuse ΟἹ compliquée chancellerie augmentait à plaisir. Tous avaient des attributions financières, en ce sens du moins que tous possédaient une caisse spéciale alimentée et vidée par des revenus ΟἹ des dépenses qui leur étaient propres. Trois bureaux. cependant, avaient un caractère plus particulièrement financier : celui du logothète du Trésor, celui du préfet de 1 εἰοικόν, celui des curateurs.
Le premier des bureaux financiers était celui du logothète du Trésor publie « ὁ λογοθέτης τοῦ venxo ». Ce trésor — l'ancien acrarium des Romains — avait commencé dès l'Empire à perdre toute son importance première pour devenir aux nr et ιν siècles une simple caisse municipale, celle de la ville de Rome?. À Byzance sa fortune se releva quelque peu. Théoriquement il garda bien son caractère de caisse commune de l'Empire, mais en fait, il ne se distingua plus que d'une façon nominale des autres trésors impériaux, pour cetle raison bien simple que les Basileis eurent sur lui plein pouvoir comme ils l'avaient sur les deux autres caisses. Les trois Trésors conservérent une administration spéciale, alors même qu'ils ne faisaient qu'un dans la réalité des choses. Le bureau du logothète cul pour mission de centraliser les impôts de toutes natures qui se percevaient dans l'Empire, mobiliers et immobiliers, directs ct indirects, comme sans doute de recevoir le surplus des sommes que les autres ministères ne dépensaient pas et qu'ils louchaient à titre individuel. \ussi comprend-on facilement la grande influence de ce personnage, vérilable ministre des
eux une grande œuvre sociale à accomplir, Hs la lentérent. On sait qu'elle fut de courte durée, car dès le 1x° et surtout à partir des x° el χα siècles toute trace en fut soigneusement effacée. Nous aurons l'occasion de revenir plus loin sur ce sujet.
1. Sauf exception que j'indiquerai, lous les renseignements que je donne dans cette étude sont puisés an Clétorologe de Philothée.
2. Marquard{, De l'organisation financière chez les Romains, p. 387.
finances, indiqué au Clélorologe comme ayant le trente-troisième rang, immédiatement après le sacellaire !., dans la hicrarchie byzantine. Nous connaissons par Syméon Magisier? le nom du logothète du Trésor au début du règne de Basile. C'est Constantin, frère de l'higoumène de Saint-Diomède, que, par reconnaissance pour son bienfaiteur, le basileus éleva à cette haute fonction. Le logothète auquel était confié le trésor de l'Empercur avail, pour Faider dans sa tâche, de nombreux fonctionnaires sous ses ordres : les chartulaires, le protochancelicr, les chanceliers : mais indépendamment de ces seribes qui tenaient les registres, les écritures et accomplissaient tout le travail que nécessite un des plus importants rouages de l'ädministralion, le bureau des finances paraît avoir été subdivisé en plusieurs départements ayant chacun à sa tête un fonclionnaire d'une certaine importance. Malheureusement. si nous connaissons quelques-uns de ces fonctionnaires. le plus grand nombre ne nous ἃ laissé jusqu'à présent d'autre indication qu'un nom impossible à identifier. mais qui. s'il pouvait l'être. contribuerait, sans doule. à nous faire mieux connaître le fonctionnement de cette caisse publique. Nous verrions probablement que ce Trésor, lout en devenant la propriété des Empereurs, garda quelque chose de son caractère passé. qu'il resta. par excellence, le trésor du sénat et du peuple, la grande caisse de l'Empire où loute richesse venait aboutir. Et c'est peut-être pour cetle raison que Basile. comme nous l'avons vu, convoqua le sénat pour ouvrir le Trésor *
Quels élaient donc les fonclionnaires qui dépendaient du logothète du Trésor. les « +auiz τῶν Bastixoy ρημάτων » À, comme on disait.
C'étaient. tout d'abord, {es grands chartulaires ραρτουλάριο, ueνάλοι τοῦ σεχοέτου », les vrais chefs de ce ministère. A leur dépar-
ιν Sous Basile il arrivait le trentiénre puisque trois fonctions furent créées par Léon, parmi les premières de l'Empire. Ibn Hordadbeh cite le logolhète comme venant immédiatement après le « Vézir du roi et son lieutenant, » (Ed, de Goeje, p. 8),
a. Sym. Mag., ch. x, 593.
3. Il est à remarquer que la plupart du temps les chroniqueurs ne font entre les Trésors impériaux aucune distinction. Très généralement ils se contentent de les appeler tout simplement le « Trésor, » « ὄν μόσιον » preuve manifeste qu'en réalité il n'y avait qu'une caisse portant des noms différents.
ἡ, Cedrenus, p. 1041.
tement aboutissaient, probablement, toutes les affaires financières de l'Empire, tous les comptes des autres ministères, tous les registres des dépenses et des revenus. Personnages de grande importance, ils appartenaient, généralement, à la classe des spathaires.
Les charlulaires « τῶν ἀρχλῶν » où des caisses devaient, vraisemblablement, tenir registre de l'état des caisses « ἄρχλαι ἡ provinciales et autres qui exislaient dans chaque thème comme à Byzance dans les ministères, el dont l'administration était confiée aux protonotaires des thèmes. Nous savons, en effet, qu'une partie des impôls tant directs qu'indirects restait dans les provinces el servait à payer les dépenses du gouvernement. Le reste était envoyé à Byzance. Or, il fallait. de toute nécessité, qu'un personnel nombreux mit quotidiennement à jour cette complabililté compliquée pour que les finances ne souffrissent pas de malversalions trop criantes. De plus, il est assez vraisemblable que les comptes des différents ministères devaient ètre centralisés dans un bureau unique. C'était. sans doute, aux chartulaires des caisses de diriger ces opérations. D'où très probablement la distinction du Livre des Cérémonies exprimée par ces mots: « οἱ ἔξω “αρτουλάοιοι τοῦ γενικοῦ ἤτοι τῶν ἀρχλῶν » À. :
\u bureau du logothète du trésor, appartenaient aussi les inspecteurs des thèmes « èrérra., ἐξισωταί » que leur chef envovait dans les provinces pour vérifier la levée des impôts et fixer le chiffre des contributions que devaient régulièrement payer les populations, au moyen des livres préparés à l'avance dans les bureaux du logothète. Du 1x° siècle nous avons le sceau d'un certain Joseph Vestitor, épopte de Nicopolis et préfet du Péloponëse ?, ce qui semble bien prouver que les époptles séjournaient habituellement en province et n'avaient qu'une sorte de surveillance et de contrôle sur les finances. Ts ne levaient pas eux-mêmes les impôts ,