‹ Basilique de St.-Pierre de Rome [microforme]Chapitre 4 sur 5 · F2 PE · texte numérisé non relu

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encore loin de ce qui fait le mérite des grands génies de la Renaissance et de l'Antiquité,

II faut revenir plusieurs fois à St. Pierre : et ce n’est pas au premier jour que l'impression est la plus forte ; de même que ce n’est pas au premier jour que l'on peut saisir tous les aspects imposants de l’immense monument.

Un des points les plus étonnants et où l’on comprend le mieux la pensée de Michel-Ange est à l’angle du transept ; on a devant les yeux, en entier, chacun des grands éléments du monument. De là on voit se déployer la grande nef avec ses quatre grandes arcades jusqu'au portail, à 400 pieds de distance ; derrière est l’abside qui s’étend à 200 pieds, à droite et à gauche les bras du transept qui mesurent ensemble 400 pieds, près de soï le baldaquin qui surplombe sur la tête avec ses quatre colonnes colossales de 13 pieds de tour; et enfin au-dessus de tout, la coupole de 130 pieds de diamètre, (largeur de toute la paroisse de Montréal,) montant à 400 pieds de hauteur, avec ses détails si riches, si variés et si magnifiquement éclairés par les douze fenêtres du tambour de la coupole : c’est, avec ses mosaïques et ses dorures, comme une immense mitre triomphale richement émaillée.

À ce point central, on saisit le mieux l’ensemble, et on comprend le mieux les grandeurs colossales de St. Pierre, parce qu’on a près de soi, le baldaquin et

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