‹ Basiliques et églises de RomeChapitre 113 sur 325 · LA SOCIÉTÉ CHRÉTIENNE AU IV® SIÈCLE · texte numérisé non relu

LA SOCIÉTÉ CHRÉTIENNE AU IV® SIÈCLE

Est-ce à dire que le monde chrétien fût parfait ? Non assurément, et un homme aussi austère que S.Jérôme devait trouver à reprendre plus d'un abus. La médisance et la calomnie ont trop souvent libre cours ; il se voit obligé d'y répondre, et il le fait parfois avec vivacité ('), quand il est personnellement en cause. Les clercs ne se mon trent pas toujours assez détachés des biens terrestres (2) ; des diacres cherchent à s'élever au-dessus des prêtres (3) ; des évéques abusent de leur autorité C^). Les désordres moraux surtout trouvent Jérôme impitoyable : femmes débauchées (^), moines (6) ou clercs (7) oublieux de leur devoir, hypocrites de toutes conditions abritant leurs vices sous le couvert de la religion (8), il flagelle tous les coupables ; et il faut que le mal ait été profond pour qu'il y revienne si souvent et fasse des recommandations si pressantes aux vierges consacrées (^). La foi même est ébranlée chez plusieurs. L'hérésie l'avait attaquée dès les temps apostoliques (i<^): il n'est pas surprenant qu'elle renaisse sous diverses formes au IV* siècle, dangereuse surtout quand elle s'appuie sur le génie d'un Orîgène {^^),

Malgré tout, les lois et les traditions ecclésiastiques sont maintenues avec fermeté. C'est à elles que l'on recourt pour trancher les controverses (i2).Contre ceux qui refusent de s'y conformer l'Eglise use des censures ('3). La discipline de

1. £p, XL V ad Asellam ; XL VIII ad Pammach. ; L ad Domnion. ; L VII ad Pammàch.

Page 1