‹ Basiliques et églises de RomeChapitre 120 sur 325 · Cf. de Rossi, Rom, soit., t. I, p · texte numérisé non relu

Cf. de Rossi, Rom, soit., t. I, p

LES INVASIONS BARBARES. lOI

se présenta devant Rome en 663, saccagea la ville, transporta en Sicile, où était sa cour, Tor et Targent des églises et autres édifices,les tuiles et les ornements en bronze doré du Panthéon et du temple de Jupiter Capitolin. *

Sous le pontificat de Sergius I«r (687-701), il y eut un grand mouvement de pèlerins à Rome ; plusieurs personnages illustres, même des souverains, visitèrent la ville éternelle. Cedwal, roi des Saxons, déjà converti au christianisme, vînt s'y faire baptiser ; il mourut peu après et fut enterré dans l'atrium de la basilique vaticane ; Bède nous a conservé le texte de l'inscription placée sur son tombeau (').

Déjà la papauté exerçait en Occident une grande influence Plusieurs princes barbares firent hommage de leurs états au Souverain Pontife. Mais la ville de Rome était dans un état tnisérahle.he Liber pon^îyica/ts et d'autres documents attestent que la population avait considérablement diminué. Une inscription relative à une donation faite à Téglise de Ste-Suzanne, dit qu'il y avait des jardins, des vignes, des terres cultivées, au milieu de la ville, sur le Quirinal, sur l'Esquilîn, quartiers déjà abandonnés, et qui le furent jusqu'aux temps modernes. Panvinîo, au XVI* siècle, put lire cette inscription, et le Musée du Vatican en possède un fragment.

Au Ville siècle, la grande question religieuse et politique des Iconoclastes provoqua un nouveau développement de l'autorité pontificale, la fondation du pouvoir temporel. Sous Grégoire II, Luitprand, roi des Lombards, donna au tombeau de S. Pierre un petit territoire, « patrimonium S. Pétri », comprenant Sutrî et les environs de Viterbe (727). La célèbre donation de Pépin (754) eut pour objet la ville même de Rome ; c'est à cette date que remonte véritablement le pouvoir temporel, confirmé dans la suite par Charlemagne et agrandi par la comtesse Mathilde (2).

Cette question des Iconoclastes amena aussi un renouvellement dans le culte des images, dans le sentiment et l'art religieux. Pour sauver les images, on en transporta un grand

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