‹ Basiliques et églises de RomeChapitre 121 sur 325 · is/. ecc/es., 1. v, c. 7 (P. L., t. XCV, col · texte numérisé non relu

is/. ecc/es., 1. v, c. 7 (P. L., t. XCV, col

2. Cf. Duchesne, Les premiers temps de t État pontifical, I, II.

nombre d'Orient en Occident. Telle est la véritable origine de plusieurs images byzantines du Sauveur et de la Ste Vierge, qui ont été parfois attribuées à S. Luc, même aux anges (images achéropites), mais qui en réalité sont du VI I^, du Vie, tout au plus du V^ siècle. La célèbre image d'Abgar, roi d'Édesse, conservée à St-Sylvestre, puis au Vatican, appartient à cette catégorie. Le < Volto Sahto », entouré depuis longtemps d'une vénération partîculière,peut remonter à une époque plus ancienne. D'autres images ont été transportées au XV® siècle, au moment de la prise de Constantinople par les Turcs.

Souverains temporels de Rome, les papes donnèrent à la ville un nouvel essor, bâtirent des églises, des monastères ; la population ne tarda pas à augmenter. Pour consacrer les églises, on commença à y transporter les restes des martyrs : les fidèles pouvaient ainsi plus commodément les vénérer. On sait avec certitude qu'aux V®, VI^ VII® siècles, les reliques étaient restées dans les cimetières souterrains, et que seul le tombeau des SS. Jean et Paul se trouvait dans la ville : « In urbe Roma beatorum martyrum corpora Joannis et Pauli tantum quiescunt >, disent les Itinéraires (Oi et S. Léon \^^ ou l'auteur de la liturgie qui lui est attribuée : <L Ut non solum passionibus martyrum gloriosis urbis istius ambitum coronares, sed etiam in ipsis visceribus civitatis sancti Joannis et Pauli victricia membra reconderes (2). » Nous avons, il est vrai, le souvenir d'une translation faite au Panthéon sous Boniface IV ; en réalité, il ne s'agit pas d'une translation de corps, mais seulement de petits objets, <L memoriae, patrocinia Sanctorum, pignora, sanctuaria », qui avaient touché les reliques ou les tombeaux des saints (3). Ou bien l'auteur a fait une confusion

1. Itin. de Salzbourg. L'auteur a écrit : « tamen quiescunt ». Mais le sens ne paraît pas douteux.

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