I. Atatli., xn
a. Cf. S. Jérôme, £/. cxn {P. /.., 1, XXII, col. 930).
302 ÉLÉMENTS d'aRCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
voisine de l'hypogée des Acïlii que l'on peut identifier probablement avec le f cubîculum clarum > de 5. Marcellm :
(Cini. dePrisciUe.)
ne serait-elle pas là comme une réTutation figurée, indirecte de la calomnie qui accusait ce pape d'apostasie?
De la partie deutérocanonique du Livre de Daniel, on a reproduit la scène des trois enfants dans la fournaise. Leur attitude est celle de la reconnaissance au moment où ils chantent leur cantique: « Benedicite, omnîa opéra Domini, Domino ! » Cette peinture se voit dans la chapelle grecque
(II« siècle), au pied de l'escalier de St-Eusèbe dans le cimetière de Calixte, et à plusieurs autres endroits.
Daniel dans la fosse aux lions. Cette scène est
SCÈNES DE l'ancien TESTAMENT. 303
inspirée généralement de la partie protocanonîqiie du livre «de Daniel, quelquefois aussi de la partie deutérocanonique, oti intervient le prophète Habacuc.
Suzanne. On voit son histoire représentée dans la chapelle grecque ; Suzanne est dans l'attitude de la prière.
Dans une peinture du cimetière de Calixte où M. de Ross!
avait cru voir le jugement d'un martyr, Mgr Wilpert a
montré qu'il faut voir Suzanne devant Daniel qui
condamne séparément les
deux vieillards, ainsi que
le rapporte le texte sacré.
Au cimetière des Sts-
Pierre et Marcellin, elle
est figurée en Orante dans
un jardin au milieu de
deux vieillards. Au cimetière de Prétextât, son
. , .^ ' Cim. de Calixle.)
nom est écrit au-dessus
d'un agneau entre deux loups désignés par le nom de « Seniores », — Toutes ces fresques prouvent que les chrétiens, dès le II« siècle, se servaient des livres deutérocanoniques de l'Écriture aussi bien que des livres protocanoniques.
TOBIE, Une fresque du cimetière de Thrason {ni« siècle) représente Tobie offrant à l'ange Raphaël lepoïsson qu'il vient de prendre dans le Tigre. On peut voir dans cette peinture un symbole du poisson divin qui donne la lumière.qui guérît.
Le P. Garrucci avait pensé reconnaître le même sujet à St-Sébastien ; mais la peinture qu'il avait vue est plutôt l'image d'un athlète (■).
I. Cf. O. Manicchi, Dticrixiiint délie ealacantit Ji S.SeàastianB, Rome, 1893, p. 55 sq.
304 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
§ II. Scènes du Nouveau Testament.
Dans ces peintures, comme dans celles tirëes de l'Ancien Testament, on peut reconnaître, avec M. Le Blant, des allusions à r< Ordo commen dation! s animae >. On doit y voir aussi des actes de foi en la divinité de Jésus-Christ, foi qui a pour récompense la vie éternelle,
Annonciation. — C'est un sujetrarementtraite.il existe à Prîscille et à St-Calixte près de la région Libérienne. La Ste Vierge est assise, l'Ange debout. Ces peintures sont très endommagées ; on est obligé de deviner la scène,
La ckEche. — On n'en connaît qu'une peinture, retrouvée récemment à St-Sébastien. Elle orne la voûte d'un arcosole du IV^ siècle, au fond duquel est tracé le monogramme triomphal. L'Enfant Jésus est couché sur une table ; à côté
de lui paraissent le bœuf et l'âne ; au-dessus est un buste du Sauveur, Des lavages inintelligents l'ont tellement dégradée, qu'il est maintenant à peu près impossible d'en rien voir. Rare dans les peintures des catacombes, ce sujet est au contraire souvent reproduit sur les sarcophages ; le Musée de Latran en possède un qui porte la date consulaire correspondant à l'an 343. S. Joseph a ordinairement les traits d'un jeune homme.
L'Epiphanie. — C'est un des sujets le plus fréquemment traités. Nous le trouvons, dès le II« siècle, dans la chapelle grecque du cimetière de Prîscille ; il a été répété, aux Illeet IV« siècles, dans plusieurs cimetières. Le nombre des mages est variable ; tantôt il y en a deux, tantôt trois, tantôt quatre ou même davantage ; sur un vase du Musée Kircher on en