H. E., VI, 34 (P. G., t XX, col
44 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.
pointe qui ont dû y être tracés à cette occasion ; l'un d'eux est ainsi conçu : META IIANTCD (N dyliù^ 'Emaxoir(ov)nONTIANe
ZHCHC.
§111. Persécution de Dèce (').
Dèce régna de 249 à 251. Aurelius Victor («) et l'un des auteurs de VHistoria atigusta, Vopîscus (3), font le plus bel éloge de son caractère ; ils le considèrent comme un grand empereur, austère, courageux, d'une irréprochable moralité. Conservateur des traditions romaines, Dèce devait persécuter les chrétiens. Il fit condamner la mémoire de Philippe, à cause peut-être du christianisme secret de ce prince, et effacer son nom des inscriptions. On peut voir au Forum, dans la cour des Vestales, une inscription de l'an 247 où le nom de Philippe, alors consul, a été martelé ; et à côté une autre inscription bien postérieure, oîi le nom d'une Vestale a été pareillement effacé, sans doute pour le même motif.
Dès le commencement du règne de Dèce, les Goths envahirent la Dacie, soumise par Trajan. Comme il arrivait dans tous les malheurs publics, on accusa les chrétiens ; et la persécution recommença, cruelle, habile, froidement cal- <:ulée. S. Cyprîen nous apprend que Dèce frappa d'abord les chefs de l'Église, disant qu'il aimerait mieux avoir un <:ompétiteur dans l'empire que de tolérer la présence de l'évêque de Rome. Le pape S. Fabien fut une des premières victimes (janvier 250). L'Église romaine envoya une lettre aux autres Églises pour leur raconter le martyre de son chef. Le document est malheureusement perdu ; mais nous avons la réponse de S. Cyprien. L'ancien catalogue libérien mentionne la déposition de S. Fabien, le 20 janvier, en même