‹ Basse-Bretagne et Bas-Bretons: Etude d'HygièneChapitre 11 sur 29 · II. — Farines · texte numérisé non relu

II. — Farines

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Dans la ration alimentaire de Fhomme doivent entrer les albuminoïdes, les graisses, les hydrates de carbone

et dans Îles proportions de :

A LD UMAINE RENOMMER er Il GTALSS CSA ARS ARRETE Pr AN Et Late 0,65 Hydrätes de carbone... 40 4,2

D'après les menus que nous avons donnés, les céréales entrent pour une grande part dans l'alimentation ; les graisses sous forme de beurre, lait, lard constituent avecles céréales le menu te des Bas-Bretons. Une seule chose frappe : l'absence de substances alimentaires d'origine animale (bœuf, mouton, veau, volailles, etc.), où l’albumine prédomine. Et cela étonne d'autant plus que la péninsulé armoricaine est une région” d'élevage intensif. Or les albumines produisent dé l'énergie, mais aussi entrent dans la réparation des tissus. Leur usage serait done tout indiqué sous forme de viandes chez les Bas-Bretons qui sont soumis à des travaux pénibles. Celte amélioration à introduire dans l'alimentation se fera avec l’extension des moyens de communication. ù

Il y aurait intérêt à voir consommer aussi les œufs auxquels 1! n’est attribué qu'une valeur pécuniaire. Ils sont, en effet, vendus aux citadins et peu utilisés à la ferme. El pourtant leur valeur alimentaire esttrès grande, encore que leurs hydrates de carbone soient en faible proportion.

Le lait, consomméen grande quantité dans toute la Basse-Bretagne, dans le Léon surtout, est, chacun le sait, un aliment complet. Il est à souhaiter que sa consommation se maintienne.

Pour ce qui concerne le cidre, on voudra bien se reporter au chapitre Cidrisme. Le cidre, proprement préparé, bu en faible quantité, est une boisson utile. Il n'a, dans ce rôle, qu'un inconvénient, son acidité.

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Quant à l’eau, nous avons vu ses caractères dans un précédent chapitre.

L'absence de calcaire est un des gros inconvénients de l'alimentation en Basse-Bretagne.

Depuis plusieurs années nous constatons, et on nous signale, une tendance de plus en plus grande à user de café. Le café a des « vertus », ses effets physiologiques sont indiscutables. Il excite le système nerveux, aclive la cireulation, aide à l'utilisation des substances alimentaires. Mais, du café, ils n’en ont que le nom, tous ces produits hétéroclites, que de grosses maisons financières répandent dans les campagnes, et dont la composition varie d'un établissement à l'autre. Leur café est de la valeur des autres produits alimentaires de leur fabrication. C'est dans la répression de ces fraudes que l'intervention des pouvoirs publies serait désirable. ‘Pour gagner de l'argent, certains n'hésitent pas à empoisonner leurs semblables ; les uns empoisonnent les consciences, d’autres se contentent d'empoisonner Îles COrps.

Il est done évident, dans ces cas, qu'on ne peut voir, qu'avec déplaisir, se répandre l'usage des « cafés »; tout comme l'usage des alcools frelatés qui servent à les « baptiser ».

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