CHAPITRE XL
observe, sur divers points, une veine secondaire que Ton peut considérer
comme une sorte de satellite de la couche principale. Au puits Saint-Jean de Monthieux, elle est à 28 mètres de la couche principale, et mesure en moyenne l'",30. C'est également du charbon pierreux; aussi la couche fut-elle peu exploitée jusqu'à présent. Cette même veine fut réconnue au puits Revollier^ mais paraît s'amoindrir et disparaître au delà. Nous verrons, par contre, que ces couches secondaires se multiplient et se développent, à rOuest, dans les groupes de Beaubrun et de la Béraudière.
§ 164. — Au groupe de la couche des Rochettes succède, en montant, un massif de poudingue, ou de grès grossier à galets de quartz, puis l'étage supérieur de Saint-Étienne^, fort bien caractérisé, dans le district de Côte-Thiollière, au quartier du bois d'Avaize.
Le poudingue dont je viens de parler a été reconnu par le traversbancs ci-dessus mentionné, ouvert à 103 mètres au puits d'Avaize n« 1 pour l'exploitation de la couche des Rochettes. La distance qui sépare cette couche de la plus basse des couches de Tétage supérieur est de 55 mètres, mesurée normalement aux bancs du terrain, ou de iftO mètres comptée horizontalement dans la galerie même. Sur les 55 mètres, il y en a ftO de poudingue proprement dit. Le resfe se compose de grès fin et de 5 à 6 mètres de schistes charbonneux, situés au toit de la couche des Rochettes. Le poudingue de 40 mètres grossit, à l'Ouest, aux dépens des couches de houille de l'étage supérieur, de sorte qu'à la Béraudière, et surtout à Montrambert, la houille disparaît graduellement, tandis que le poudingue atteint jusqu'à 200 et 300 mètres sur quelques points.
L'étage supérieur comprend jusqu'à douze couches, comme le montre la coupe ci-jointe de la colline du bois d'Avaize; mais, sur ce nombre, cinq ou six peuvent seules être considérées comme exploitables. Nous allons les suivre de bas en haut, en observant dès maintenant que les couches inférieures sont les moins importantes et semblent disparaître les premières dans leur prolongement vers l'Ouest.
Au-dessus des grès grossiers et des poudingues, servant de toit au groupe des Rochettes, vient la veine n^ 12 du bois d'Avaize de l'",30, dont
0-,60 de hoaille à ia base, un nerf schisteux de 0*,&0 an miliea, et nn filet charbonneux de 0",30 an toit. Cest, en somme, une reine médiocre, non exploitée jusqu'à ce jour. Elle coupe le travers-bancs à 60 mètres au Nord du puits d*Ayaize.
La veine suivante, le n* 11, franchit la galerie an puits même; elle est à 25 mètres de la précédente. L*intervalle| est occupé par du grès fin régulièrement stratifié. La couche elle-même mesure 1 mètre; mais c*est aussi du charbon cm inexploitable. A partir de là, et jusqu'à la couche importante, dite Grande masse du bois d*Avaize, qui affleure à Torifice du puits n* 1, on rencontre une série de veines peu importantes au milieu de schistes fins argiIo«charbonneux (gares). Ainsi à 18 et 30 mètres an-dessus du n* 11 se trouvent les veines n** 10 et 9; elles comprennent chacune environ un mètre de charbon pierreux inexploitable. A 20 mètres plus haut, dans le puits, vient le n* 8; c'est une couche de 2 à 2",50, divisée en trois par deux nerfs schisteux, et dont le charbon est également impur. On Ta cependant fouillée, à la fois, dans la galerie d'écoulement, servant au roulage, ouverte à 22 mètres au-dessous de Torifice du puits, et dans le travers-bancs de 105 mètres, où le massif stérile, qui sépare les veines 9 et 8, s'évanouit en partie. A 6 on 7 mètres de la huitième le puits a traversé la couche n* 7, de 5 mètres de puissance totale, dont l'ySO d'épaisseur utile. Le charbon en est dur et cendreux, mais pourtant assez pur pour avoir permis le tracé de quelques chantiers au niveau des deux travers*bancs. Son analyse figure sous le n* 31 du tableau des houilles.
Au niveau inférieur de 103 mètres le n* 7 s'éloigne un peu plus du n'' 8 ; cependant la distance réelle n'est pas supérieure à 10 mètres, de sorte que les veines 7, 8 et 9 pourraient bien s'unir en une seule masse siir quelques points; c'est ce qui a dû arriver très probablement, comme nous le verrons, à la Richelandière dans les concessions de Monthieux et de Terrenoire.
Nous arrivons enfin à la couche principale du bois d'Avaize, désignée, par ce motif, sous le nom de Grande masse. Elle affleure à l'orifice du puits du bois d'Avaize n* 1 et c'est ce large affleurement, visible surtout à l'Est de