‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 109 sur 280 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

la colline d'Avaîze, qui fit donner à ce quartier le nom de Terrenoire. Sa puissance totale est de 8 à 9 mètres; mais en profondeur, au niveau de 103 mètres, elle se divise en deux; aussi les exploitants ont-ils appelé peiile couche^ ou n* 6, le banc inférieur de 1 mètre à i".50; réservant le nom de grande couche (ou n"" 5) au banc supérieur de 6 à 7 mètres. Les deux parties furent activement exploitées, en direction et par des descenderies, jusqu'aux limites de la concession. A TOuest, on a rencontré, à 350 mètres du travers-bancs, le relèvement dû à la grande faille de Monthieux; au Sudon est allé jusqu'à la concession voisine du Janon, où la couche devient horizontale, puis se relève en sens inverse.

Dans cette concession elle fut exploitée par un travers-bancs, qui débouche dans la forge même de Terrenoire à la cote de 515 mètres, et par le puits de Bel-Air, ouvert non loin de la cré(e du bois d*Avaize, à Taltitude de 621 mètres. Une faille de direction, plongeant au N. N-0, coupe les travaux vers leur extrémité Est, mais tend à s'évanouir à FOuest entre les puits du Bel'Air et Bachmann. Elle a cependant encore brouillé la couche du Bon Menu à la hauteur de ce dernier puits.

La Grande masse conserve sa puissance dans le bas- fond, mais perd une partie de son épaisseur à TEst, où son amont pendage contourne la colline d'Avaize.

Les travaux sont fort anciens dans celle couche, mais ne furent dirigés avec suite et régularité que depuis la formation des grandes sociétés houillères. Les anciens se sont servis de plusieurs fendues et des puits Foumion, du Plomb, de Terrenoire et du puits lYeuf.

En 1835, étant alors chargé du service des Mines comme ingénieur ordinaire, je dus faire arrêter les travaux que le sieur Ogier atné poursuivait, dans cetle couche, par le puils Culminant. J*avais constaté que l'un de ses chantiers passait à moins de & mètres au-dessus de la clef de voûte du tunnel. Depuis lors tout travail d'exploitation fut interdit à moins de 100 mètres de l'axe du chemin de fer souterrain. Sauf ce massif, ainsi réservé en vue du tunnel, la Grande masse est entièrement dépilée, depuis huit k dix ans, sur le versant Nord par la Société des houillères de Sain t-É tienne, et sur

le versant Sud par la Société des forges de Terrenoîre, propriétaire de la concession du Janon. Dans cette dernière concession Famont pendage fut déhouillé par la galerie du Janon, et le bas-fond par le puits Bel-Air, qui rencontre la Grande masse vers2ft0 mètres. Sur ce point la couche avait 7 mètres de puissance. Au-dessous venait un banc de grès de 3 mètres, puis la petite couche n*6 de 1",15.

Le charbon de la Grande masse était solide, quoique très bitumineux, comme tous les charbons du bois d'Avaize.Son analyse figure aun*29 du tableau des houilles. Ce charbon, dont l'éclat est vif, double de volumeau creuset, et fournit 12 pour J 00 de bitume fluide avec fort peu d'eau. Les échantillons choisis ne laissaient pas au delà de 1,3 pour 100 de cendres. Le coke, blanc argentin, était peu solide. L'analyse de la sixième couche figure sous le n* 32. Le charbon est moins pur que celui de la cinquième couche.

Au toit de la Grande masse succèdent quelques mètres de gore, puis un banc de grès fin {taille), qui sert de mur à Isl petite masse (n* ft), dont la puissance est de 1 mètre seulement. Par suite de son irrégularité, elle fut peu exploitée. Le charbon est dur et contient plus de cendres que celui des couches voisines.

Au toit vient un nouveau banc de grès, et par-dessus la couche du Bon Menu (n^ 3) . C'est une couche de 3 à 4 mètres, dont le charbon tendre et fibreux, divisé en bancs minces, est pur et à éclat vif. On trouve son analyse sous le n*28 du tableau des houilles. La proportion dos cendres est faible et celle des essences légères considérable ; aussi le charbon doub!e-t-il de volume au creuset comme celui de la Grande masse. La couche du Bon Menu est, après la Grande masse, la plus importante du bois d'Avaize.

Comme qualité, elle lui est même quelque peu supérieure. Aussi futelle, comme celle-ci, plus ou moins fouillée dès les temps anciens. Les derniers exploitants furent réduits à glaner les piliers jadis abandonnés, et depuis dix ans déjà la couche du Bon Menu est entièrement épuisée dans les concessions de Terrenoire et du Janon.

Entre le Bon Menu et le n^ 2, appelé la Rouillère ou la Rouillât, on rencontre spécialement des schistes à minerai de fer. La distance est d'une

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