CHAPITRE XI
que bien des personnes pourront trouver étrange que je m'appesantisse à prouver ce que nul ne songe plus à contester. Mais, si je le fais, C'est qu'alors il n'en était pas ainsi. Le directeur même de la mine était perplexe; il fit ouvrir une descenderie le long de la faille, afin de s'assurer si la couche était rejetée en amont ou en aval.
Au mois de février 18/i/j. on était descendu de 60 mètres le long de la faille, soit 40 mètres verticalement. La faille avait une pente variant de 45 à 50"; elle était marquée par une salbande argilo-charbonneuse très nette; le plan de glissement était lisse, et surtout franchement accusé au travers des bancs de grès. Bref, tout indiquait une faille ordinaire et non une faille inverse, mais, en même temps, tout annonçait un rejet de plus de 200 mètres, sinon le puits Saint-Claude ^ où la couche de V Étang est à 200 mètres de profondeur, eût aussi recoupé la couche supérieure du puits Saint^André. Ainsi donc, la couche exploitée au puits Saint-André (la huitième actuelle) devait être supérieure à la couche de VÉtang, et géologiquement plus élevée d'au moins 200 mètres. C'était le premier pas, quelque peu sérieux, fait dans mon étude du bassin houiller.
J'ajouterai que, dès cette époque, on reconnut la faille en question dans toute l'étendue des travaux du puits Saint-Claude, et qu'elle s'y montra partout régulière et droite. On la nomma dès lors faille de Méons, et c'est elle que nous avons déjà rencontrée, dans son prolongement oriental, le long des travaux de la fendue de VÉparre et jusqu'aux puits Robert et Lafond de Côle-ThioUière et de la Barallière. Grâce à la connaissance parfaite de son allure, on a pu récemment placer le puits Verpilleux de façon à rencontrer, à faible distance, la huitième couche au toit et la trei* zième au mur de cette faille et, au-dessous de celle-ci, les quatorzième et quinzième couches.
Nous donnons ci-dessous la coupe (fig. 33)^ passant par les puits BréchignaCy de Vlsérahle et Verpilleux, afin de mieux montrer la position r€^lative des couches. C'est la même situation respective qu'entre les puits Mars et Sainte André (coupe^ pi. XXVl).
Nous dirons bientôt les caractères de la huitième et de la quinzième,
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dans ce quartier. Quant à la treizième, j*ai déjà dit combien les schistes
ont gagné de terrain aux dépens de la houille, et qu'à TEst surtout, vers le puits de VÉparre^ elle cesse d'être exploitable.
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Dans cette région des puits Verpilletix et Saint-Claude (pi. IX et X), la couche est presque horizontale. C'est un bas-fond, d'où elle remonte au Nord-Ouest, entre les failles de Méons et de Mars, de la cote 3i0 à la cote 370, en face du puits Saint-André. Là elle atteint une sorte de dos
d'âne, d'où elle replonge jusqu'à la cote 330, en se terminant en pointe à Tangle de jonction des failles de Mars et de Méons.
§ 173. — Revenons maintenant à la faille de Méons. Je viens de montrer que, dès iSï/t, il était évident que son amplitude devait dépasser 200 mètres. Or, au puits Uenri^ nous avons trouvé 230 à 240 mètres; et