CHAPITRE XI
Elles ne furent nulle part exploitées d'une façon régulière; le minerai lui-même tend à disparaître à TEst du Treuil.
Au puits Achille la première couche est à 12 mètres du jour.
La seconde, à 25 mètres.
La troisième, à 32 mètres.
Sauf le banc de grès fin de 3 à & mètres, avec sa forêt de Calamités au toit de la première couche, le reste du puits jusqu'à la troisième est exclusivement percé dans les schistes. Entre les premières couches apparaissent aussi quelques rognons de minerai, mais moins que sous la colline du cimetière.
Au Sud, les petites couches supérieures se rapprochent de la troisième ou disparaissent.
Au puits de la Grande Pompe, dans la concession de la Roche, la première couche est réduite à 0,liO, et l'intervalle, qui la sépare de la seconde, est de sept mètres seulement. Au puits Neyron, dans la concession de Bérard, le n"" 1 n'existe plus, et la deuxième est presque confondue avec la troisième, la distance étant de 1"',50 à peine. Sa puissance est pourtant restée de 0,90 à i mètre dans les deux puits. Enfin, au puits de la Providence les cou* ches supérieures se sont évanouies, ou s'y trouvent plutôt unies à la troisième. Il en est de même au puits Jabin de la mine du Gagne-Petit. Par contre, à l'Est du Treuil, dans la concession de la Roche, la deuxième couche reste isolée de la troisième, et la première ne disparaît que vers le Nord, dans les puits du Chêne et des Floches.
Au puits du Château-Creux la première, de 0",iiO, est^ à 16 mètres de profondeur et la seconde, de O^'^SO, à 22 mètres. Non loin de là, auprès des deux puits du Château-Creux et du Trêve, on exploita, en 1825, le minerai au moyen de fendues. Au Nord du Château-Creux, dans le puits de la Petite Pompe, les épaisseurs sont les mêmes, mais les profondeurs plus grandes.
Ainsi la première, de 0°',liO, est à 30 mètres.
La seconde, de 0'",80, à 38 mètres.
Au puits de la Grande Pompe^ les puissances sont de 0",&0 et 0"*,90 et la profondeur de 57 et 6li mètres.
Enfin, au puits du Chêne et au puits des Flaches, la seconde mesure 0",80 et se trouve à kQ mètres dans le premier, et au niveau de 77 mètres dans le second puits. La première couche est réduite à 0"*,âO.
Dans la concession de Bérard, située à TEst de celle de la Roche, les deux couches supérieures se rencontrent également dans la plupart des puits. La seconde, appelée la Crue^ est surtout assez constante et en général fort rapprochée de la troisième; tandis que la Bâtarde, toujours plus mince, disparaît quelquefois.
La distance de la seconde à la troisième dépasse rarement, à Bérard, â à /i. mètres, et descend même souvent, au Sud-Ouest en particulier, à 0'",50. Dans ces conditions on peut réellement considérer la seconde couche comme une simple dépendance de la troisième. En fait, les n""* 2 et â forment assez souvent avec le n^'k une couche unique, où de simples nerfs de quelques centimètres occupent la place des bancs stériles qui les séparent ailleurs. C'est le cas des puits Jabin et Saint-François et aussi du puits Vincent, où la seconde est à 2 mètres seulement au-dessus de la troisième. Sa puissance est de O^'fiô à 0'",90, et le charbon assez bon pour qu'on ait pu partiellement l'exploiter. Entre les deux se trouve du schiste et, au toit de la Crxie, du minerai de fer comme au Treuil. Plus haut viennent des grès {taille) sans traces bien nettes de la première couche.
Disons, pour en finir avec les deux couches supérieures, que, dans les deux puits voisins Saint-André et Thiblier, le n* 2 est à 2 mètres et le n*» 1 à 8 mètres au-dessus de la troisième, et qu'en revenant à l'Ouest, vers la Roche, on retrouve des distances plus grandes :
Au puits Bérard, k et 19 mètres.
Au puits des Hospices, 7 et 3/i mètres.
Enfin, dans cette région, au puits des Martvnniers^ la Crue a pu être exploitée comme au puits Vincent,
§ 179. — Dans le sous-district du Treuil et de Bérard la troisième, ou Grande tnasse^ fut activement exploitée de 1820 à 18^0. Le chemin de fer d'Andrézieux, le plus ancien des chemins de fer français, venait d'être ouvert et mettait les mines de Saint-Étienne en relation directe avec la