CHAPITRE X
à la quatrième, qui n'est plus dans cette région qu*à O'^^âS ou O^^^SO de la troisième. Au puits Thibaut la distance remonte à â mètres, au puits de Bérard à ik mètres et au pmt&Vincent à 2A. mètres. C'est, comme on voit, un exemple frappant de la variabilité des assises stériles. Au puits Thibaut Tinter* valle est formé de schistes ; aux puits Bérard et Vincent^ de grès massif.
Sous toute la plaine de Bérard et du Treuil les couches inclinent, dans leur ensemble, eu pente douce de l'Ouest à l'Est. Dans leur aval pendage elles sont arrêtées par la grande faille transversale du Soleil. Jusqu'aux puits Sainl'André et Thiblier la coupure est nette ; au delà, vers le Sud, on con- State une sorte de bas-fond au pied de la faille, puis bientôt un véritable entraînement le long du plan de la faille, de sorte que, dans la concession de Monthieux, à partir du puits Saint-Denis en particulier, les troisième et cinquième couches remontent au jour, plus ou moins laminées et amincies le long de la faille. Ce fait ressort clairement des courbes de niveau, et aussi de la coupe (fig. 31), ci-dessus insérée dans le texte.
Vers le Nord, au deli du puits du Chéne^ une ramification Est-Ouest se détache de la faille du Soleil, c'est l'accident désigné sous le nom de faille du Marais^ sur lequel nous reviendrons.
Au Sud, le sous-district du Treuil est limité par une autre grande faille, à peu près parallèle à celle du Marais, celle dite du Gagne-Petit^ dont la trace au jour longe le pied de la colline de Saint-Roch. Elle va sensiblement de l'Est à l'Ouest et plonge au Sud. Rencontrée par les travaux de la troi-sième on l'explora, vers 18/i!3, par une descenderie. On reconnut là encore, comme toujours dans les failles de direction, une série de petits ressauts et de lentilles irrégulières de charbon ou de schistes broyés. On constata, en même temps, que la faille devait être considérable, car le toit est formé de roches de l'étage houiller supérieur. Désespérant de retrouver la houille, le travail fut suspendu après avoir suivi le plan de l'accident sur 50 à 60 mètres. Depuis lors les travaux de la mine de Yillebœuf montrèrent en effet que la faille du Gagne-Petit rejette les couches de plus de 200 mètres.
Les deux failles, qui limitent ainsi les travaux souterrains au Nord et au Sud, sont à 1,500 mètres de dislance l'une de l'autre; c'est la longueur
du aouft-district qui nous occupe. D'antre part/ sa largeur est d'enyiron l^SOO mètres, mesurée entre la faille du Soleil à l'Est et une faille parallèle, ou laisceau de (ailles, dite faille du Furens, i TOuesL Celle-ci traverse en écharpe la yallée du Furens et longe à peu près le vallon de Villebœuf. Les premiers gradins furent rencontrés, sous la colline du Cimetière, ft peu de distance de son pied occidental, ainsi que cela résulte du plan des travaux de la troisième (pi. X). Dans Fintérieur du quadrilatère, ainsi borné par quatre grandes failles, les assises ne pouvaient conserver leur continuité première; des rejets secondaires s'y rencontrent en effet. Une fiaille de 30 mètres, allant du Nord au Sud, passe au voisinage des puîls SaifUr^FrançoiSf des Marronniers et des Hospices, et s'évanouît à environ 200 mètres au Nord du puits Vincent. Elle plonge à l'Ouest et met en regard, sur plusieurs points, les travaux de la troisième couche et ceux de la cinquième.
Une faille plus importante suit à peu près, à la surface du sol, le cours de risérable au pied du coteau de la Richelandière, elle plonge au Sud- Est et coupe le puits Saint-^imon de Monthieux entre la couche des Rochettes et la troisième. A son extrémité Sud-Ouest, où elle rejoint la grande faille du Gagne-Petit, son amplitude dépasse 50 mètres; au puits Saint-Simon^ elle est de 30 mètres; au delà elle diminue encore et s'évanouit à faible distance de la faille du Soleil. En IS&O, partant toujours de Thypothèse d'une grande couche unique, il fallait admettre ici, comme à Méons, une faille inverse. Malgré la dissemblance très grande de la couche des Rochettes et de la troiaième, J*eus de la peine à faire prévaloir la thèse opposée. On ne fut convaincu que parle fait, constaté plus tard, delà présence des cinquième et Mptièmo couches, aunlessous de la troisième, au mur de la faille, et de leur absence à la même distance relative sous la couche des Rochettes.
Disons onfln que inspection des plans dénote l'existence de plusieurs aulroH (bibles rejets, partant des grandes failles; toutefois, comme ils ne troublent guère Tallure générale du terrain, ils ne me paraissent pas devoir mériter une mention s|>êoiaIe. Us sont d'ailleurs figurés sur le plan de la troisième couche f pi* X).