‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 150 sur 280 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

à travers-bancs qui va au puits Ambroise-, (Voir coupe de la pi. XXI et pi. X et IX.)

Le puits de la Vogue a été poussé jusqu'à la profondeur de 512 mètres. Les cent dix premiers mètres comprennent des bancs tout à fait rouges. Viennent ensuite 55 mètres de grès et schistes gris blanc ordinaires, contenant même vers le bas quelques filets de houille. A partir de 165 mètres le terrain rouge reparaît, mais renferme pourtant en bancs subordonnés des grès ordinaires d'une nuance claire. Au nivean de 2/iO mètres les schistes, grès et poudingues verts, ou gris noir, commencent à dominer ; cependant ils alternent encore avec quelques assises rouges, plus ou moins micacées: c'est l'étage traversé par le puits Bel-Air du Janon. Vers 300 mètres on a même rencontré une couche de mauvais charbon, chargé de cendres, d'un mètre d'épaisseur. Dans tout ce parcours la stratification est parfaitement

régulière. La pente est uniformément de ÛO à 50* vers le Nord Nord-Est. A 380 mètres les bancs rouges disparaissent. A ce niveau le terrain est

brouillé; on observe des plongées de 60 à 65"", et, sur /i mètres, des schistes

tendres charbonneux avec noyaux de grès usés par frottement. C'est un

accident, qui est cependant peu important au fond^ car au-dessous on

retrouve la même inclinaison moyenne de 40« vers le Nord Nord-Est. Au

delà, et jusqu'au fond du puits, à 512 mètres, les assises se succèdent de

nouveau régulièrement; ce sont, en général, des grès schisteux micacés,

tantôt gris, tantôt verdàtres, passant quelquefois à de véritables poudingues.

Cependant les veines charbonneuses et la houille crue ne manquent pas

non plus. On les a traversées à 410, 449, 457, 485 et 499 mètres. Ce sont

quelques-unes des veines de Tétage supérieur, celles que les puits Pélissier

et Ambroise recoupent entre 70 et 235 mètres de profondeur. Toutefois, les

couches en question, déjà oblitérées dans ces derniers puits, le sont plus

encore au puits de la Vogue. Enfin au niveau de 500 à 510 mètres les

bancs reprennent de nouveau l'inclinaison inusitée de 50 à 60% due au

voisinage de la faille de Villebœuf. On la recoupe, en effet, à peu de

mètres du puits, dans le travers-bancs allant au puits Ambroise.

Cette galerie, ouverte vers 510 mètres de profondeur, dans un grès

BASSIN UOtJILLER DE LA LOIBE.

micacé grossier, traverse ensuite, à peu de mètres du puits de la Vogue, des schistes broyés sur 5 à 6 mètres; après quoi on arrive i des assises régulières, qui sont faiblement inclinées vers le Nord tout le long de la galerie en question, et appartenant toutes au mur de la huitième couche, d'après les détails précédemment donnés. (Voir coupes de la pi. XXI.)

Ainsi donc une grande faille passe i 8 ou 10 mètres de l'origine du travers-bancs, et cette faille coïncide exactement, en direction et plongée, avec celle du Jardin des plantes; de part et d'autre, au jour comme à 500 mètres de profondeur, les assises sont tout à fait différentes au toit et au mur de la faille. Au toit, le terrain rouge avec sa forte plongée au Nord. Au mur, le haut de l'étage inférieur de Saint-Étienne avec sa huitième couche bien caractérisée et sa plongée faible.

D'après les traces de la faille au jour et son passage par le bas du puits de la Vogue son inclinaison moyenne est de I!i5°. C'est la pente ordinaire de presque toutes les grandes failles du bassin, si l'on en excepte celles qui longent le pied de la chaîne du Pilât, dont la pente au Nord est assez souvent voisine de 90*.

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