CHAPITRE XII
des veines ^'charbonneuses dont ces schistes sont sillonnés, se renfle jusqu'au point de devenir exploitable. Ainsi, en 18&3, j*ai vu exploiter Tune d'elles, aux environs du puits dé la Garenne^ ayant i"',20 puissance
utile.
Au Sud*Est, dans la région du puits SaintnÉtienne^ les deux branches principales, la crue et la troisième^ se confondent en une couche unique, de très grande épaisseur, par la disparition presque totale des lits schisteux intermédiaires, et cette puissance augmente encore à Beaubrun.
Vers le Nord, au contraire, auprès des puits Palluat et des Hosiers^c'est le charbon qui tend à disparaître ; le schiste se transforme en grès, dont l'épaisseur, entre les deux couches, atteint alors 20 à 30 mètres. En somme, on le voit, la couche est importante, mais changeante dans son allure et sa nature.
La branche inférieure, ou troisième proprement dite, avait en moyenne, dans les travaux du puits de la Garenne, & à 6 mètres de puissance. C'était du charbon de forge de deuxième qualité. Vers le milieu de là couche, les mineurs signalent constamment un faible nerf de grès, le gore des veines^ de 0*",30 à 0™,40 d'épaisseur; c'est l'analogue du nerf blanc de Rive-de-Gier; mais ici la qualité de la houille reste la même au-dessus et au-dessous, si ce n'est au voisinage même du mur, où des lits schisteux se mêlent au charbon. Au-dessus du gore des veines j le banc de houille mesurait l'^jlO à l^jOO, au-dessous 2"*,50 à ft mètres. Au Nord, vers le puits Palluat, où la troisième est à 26 mètres sous la crue, le banc inférieur est mêlé de schistes et mesure à peine l"',/iO, tandis que le banc du haut conserve l^'jSO de bonne houille de forge. On a suivi la troisième, au Nord, jusqu'au puits Chavassieucoj où elle est coupée par la grande faille de la Ghana. Dans cette région elle fut exploitée, dès 1810, par la fendue Massardier de la notice Beaunier, où sa pilissance utile était de 3 mètres.
L'amincissement par ^ro^ton, ci-dessus mentionné vers la limite corn* mune du Quartier-Gaillard et de Beaubrun, fut rencontré dans toutes les galeries des travaux du puits de la Garenne poussées vers le Sud. La couche
y est graduellement réduite à O^jSO et 0»,40. Le grès repose directement