II
i",20. On l'exploitait jadis au fond des carrières de la Pareille, où elle se montre sous un banc de grès*
La deuooiènve couche mesure 2 mètres au puils Chdielus; elle y est également couverte par du grès, ce qui explique sa faible puissance locale. Ailleurs, en effet, elle atteint 3, U et même 5 mètres; elle est variable comme au Quartier-Gaillard et devient surtout puissante là où les schistes, qui la séparent de la troisième, se transforment eux-mêmes partiellement en houille. Son épaisseur, en dehors de la troisième proprement dite, atteint alors, sur quelques points des mines de Beaubrun^ jusqu'à 10 et 12 mètres, dont 6 à 8 mètres de houille. Cependant au Clapier, elle est rarement supérieure à 3 mètres ou ^"'^SO. Auprès des carrières de la Pareille, entre la rue de la Paix et celle de Polignais, la deuxième est au contraire renflée jusqu'à 12 et ik mètres, en grande partie formée de beau charbon, tandis que la troisième est, dans le même quartier, partiellement enlevée par érosion. Ce renflement disparaît à l'Ouest, car au puits du Clapier n"" 1 la couche était réduite à 2 mètres ou même 1"',80. Ce puits, aujourd'hui comblé, était en activité en 1839. Je pus alors en visiter les travaux, qui étaient à hk mètres de profondeur.
A part de rares exceptions, le charbon de la deuxième couche n*est nulle part aussi pur que celui de la troisième. Cette dernière couche, autrefois entamée par le puits de la Carrière, fut depuis lors exploitée, d'une façon systématique, parle puits Châlellus n°l. Ce dernier rencontre le mur de la troisième à 51 mètres. Elle varie de puissance comme la seconde, mais, à Beaubrun, elle se présente partout sous forme d'un puissant massif de houille pure, sans autre intercalation que le petit nerf de grès Un, pareil à celui du puits de la Garenne et appelé aussi, à Beaubrun par les mineurs, gore des Veines. Sa puissance est de 10 à 12 mètres, même 14 mètres en amont du puits Châlebts, et descend de nouveau à 7 ou 8 mètres au voisinage du puits Sainl-É tienne.
Le charbon de la troisième de Beaubrun est éminemment gras, bitumineux, à l'éclat vif; il donne du coke blanc argentin à minces prismes peu solides. Par ce motif, il est moins propre à la fabrication du