‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 178 sur 280 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

coke que les charbons gras à courte flamme. Il est également un peu léger au feu de forge, c'est-à-dire très inflammable et facilement déplacé par le vent du soufiOet. Mais il est pur^ contient peu de cendres et s*agglutine bien en forme de voûte sous l'action du feu. D'après sa composition, il appartient à la limite des houilles grasses maréchales et des houilles à longue flamme ou à gaz.

Les u"" 58, 59, 20 et 21 du tableau montrent que la proportion des matières volatiles varie en ire 30 et 36 pour 100 et celle du bitume entre 12 et 13,5 pour 100.

Le toit de la troisième est formé de schistes ou de grès fins; cependant dans certaines parties, au puits Montmartre par exemple, le grès devient plus grossier et remplace alors par érosion non seulement les schistes du toit, mais encore la majeure partie de la houille elle-même.

En consultant les courbes de niveau, on voit, à part l'érosion, que Tallure des couches est assez régulière entre les deux failles qui bornent les mines du Clapier à l'Est et au Sud. Le charbon est plus condensé, les bifurcations de la couche presque nulles^ ou plus rares qu'au Quartier- Gaillard. Au Sud-Est, dans le voisinage de la place Polignais, l'allure éprouve cependant quelques troubles; on approche des accidents qui affectent le pied du Mont-Saison. Le charbon reste néanmoins assez solide, pour qu'on ait pu y creuser les caves de plusieurs maisons du quartier de Polignais. Les unes sont dans la troisième; le plus grand nombre, très probablement, dans le puissant renflement de la seconde.

Le champ d'exploitation de la mine du Clapier mesure 900 mètres en direction sur 350 mètres suivant la pente; mais» dans cette région, une partie assez étendue des deuxième et troisième couches furent incendiées le long des affleurements, à la suite des travaux anciens. Le feu est éteint, et l'on a rencontré, sur plusieurs points, la houille à l'état de coke. Au reste, les deux couches supérieures sont aujourd'hui presque épuisées, sauf quelques lambeaux du côté du Clapier, que Ton enlève à l'aide du puits ChAtelus n"" 2, aujourd'hui foncé jusqu'à 195 mètres.

§ 219. — On a également exploité et Ton exploite encore par ce puits

les couches /i A 7, ainsi que plusieurs de celles qui viennent s'intercaler ici entre les n** 7 et 8.

La quatrième est la moins pure du groupe; elle n'est même exploitable qu'en amont du puits. Son épaisseur est del'^fSO h r%50; la moitié inférieure est mêlée de schistes et tout h fait crue. Le toit est forméde schistes, et dans ces schistes on observe, comme à Bérard, de nombreuses Calamités couchées. Plus haut, à peu de mètres de distance, vient un banc de grès dur et grossier, qui souvent ravine les schistes et descend jusqu'à la houille.

Au puits Chalelus n"" 1, la couche en question est à Sk mètres de profondeur et la cinquième h 120 mètres. Celle-ci est, comme ailleurs, sous un toit de grès. Elle est divisée en deux bancs par un nerf qui a 0*,20 à 0'",30 seulement dans la région des puits Clapier et Chatelus, mais ce nerf se renfle jusqu'à 15 mètres dans le quartier de la Culatie. Rappelons ici que la bifurcation de la cinquième couche débute déjà dans la mine de Villebœuf. Au puits Chalelus le banc supérieur a 0'",90, l'inférieur jusqu'à 2 mètres. Le charbon des deux bancs est assez pur, cependant celui du haut est mêlé de schistes.

A la profondeur de 143 mètres vient la sixième^ de 1"",80 à 2",50 ; on y voit aussi des intercalations schisteuses ; c'est même la moins pure du groupe 5 à 7. Entre la cinquième et la sixième le terrain se compose de grès fins et de schistes; au mur de la sixième et jusqu'à la septième les schistes dominent en général.

La septième couche coupe le puits Chatelus n"" 1 au niveau de 161 mètres. Sa puissance est de un mètre; le charbon de bonne qualité.

Pendant bien des années, les puits Chalelus et du Clapier ne dépassaient pas le niveau de la septième ; le puits du Clapier n» 2, profond de 160 mètres, est même encore aujourd'hui arrêté au mur de la cinquième et ne rejoint les couches inférieures 6 et 7 que par un court travers-bancs.

Quant au puits Chatelus n' i, il a été foncé, depuis 1867, jusqu'à la deuxième grande couche de Montsalson, celle que Ton y appelait jadis la treizième, mais qui correspond, en réalité, à la huitième du Cluzel, du Treuil

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