CHAPITRE XII. 33S
et du Quartier-Gaillard. Pour Taérage on a foncé, en même temps, le puits de la CulaUe n? i, situé à 450 mètres au Sud-Ouest du puits Chatelus. Ce puits descend au niveau de kkO mètres. Je n'en dirai rien pour le moment, car il appartient déjà au quartier des Villes, où Taliure devient Est-Ouest. Je rappellerai seulement que si la huitième fut appelée treizième par M. Locard, c'est qu'on rencontre, en effet, dans cette région, entre la septième et la grande couche inférieure, au moins cinq veines plus ou moins importantes, au nombre desquelles se trouvent les deux que j'ai appelées 7 6i.vet 7 ter au Cluzel, à Yillards et à la Ghana. La plus basse de la série, celle qui correspond à notre 7 ter, devient même ici aussi importante qu'à Villebœuf.
Mais reprenons ces couches intermédiaires en commençant par le haut. La première qui succède à la septième, dans le puits Chatelus^ se trouve au niveau de 170 mètres ; c'est une veine de 1 mètre, qui est vraiment encore une dépendance de la septième, puisqu'elle n'en est séparée que par un massif schisteux de 8 mètres, au milieu duquel abondent les veinules charbonneuses. Cette partie inférieure de la septième fournit du charbon de très bonne qualité.
A cette couche succède un banc de grès de 50 mètres, puis, de 215 à 230 mètres, un massif schisteux avec trois veines de houille : la première, à 222 mètres, de 0",70 à 0",90, formée de charbon raffort dur, et peu explorée jusqu'à présent; la seconde, à 226 mètres, veine inexploitable de 1 mètre; la troisième, vers 230 mètres, formée de bon charbon raff^ort. L'ensemble doit correspondre à la couche 7 bis du Cluzel, dont le toit est aussi formé de schistes charbonneux.
A 254 et 28/i mètres, nouvelles veines crues de 0'%80 à 0™,90, que l'on considère néanmoins comme exploitables; enfin à 323 mètres, sous un banc de grès, une couche importante de 3 à 4 mètres, qui représente évidemment le n'' 7 ter. Cette grande épaisseur ne se maintient pas, au reste, vers Tamont-pendage; la couche y descend à 2 mètres et même à 1",50. Après de nouvelles alternances de grès et de schistes, on arrive à 424 mètres au toit, et à 431 mètres au mur de la huitième, dont la puissance est ici de 5 à 6 mètres. On a foncé encore le puits de 30 mètres sans rencontrer
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d'autre banc de houille qu'une mince veine de O^^SO, à 3 mètres sous la hui^ tiëme. D'autre part, à quarante et quelques mètres au toit se trouve un banc charbonneux fort impur, qui semble représenter la crue du toit.
Des travaux importants sont aujourd'hui ouverts dans les couches n"^ 7 ter et 8. Le charbon de la huitième est une houille grasse à courte flamme ne contenant que 23 pour iOO de matières volatiles (n* d9 du tableau); celui de la neuvième^ comme au puits de la CulaUe, n'en renferme même que 22 pour 100. Cette faible proportion des éléments volatils est certainement la conséquence de la grande profondeur h laquelle ces couches ont dû être enfouies dès la période houillère elle-même (§ 52).
Les travaux entrepris dans les deux grandes couches 7 tor et 8 s'éten* dent déjà du puits Chalelus au puits de la Culatie, malgré les deux failles des Brunandières, de &0 à 50 mètres d'amplitude chacune, qui isolent ici le quartier du Clapier de celui des Basses-Villes. On a déjà exploré les deux couches sur plus de &00 mètres horizontalement et selon la pente. La huitième conserve, en général, son épaisseur moyenne de 5 à 6 mètres, tandis que la couche 7 ter^ qui a k mètres au puits ChaieluSy descend à 2 mètres et l'",50 vers l'amont-pendage, à 1",20 sous le puits Marthe (ancien puits Vachier), et remonte de nouveau à 2'«,50 au puits de la Culotte. Le charbon de la huitième est plus tendre et plus pur que celui de la couche supérieure 7 ter.
En résumé, on le voit, le quartier du Clapier renferme encore de belles réserves, eu égard à ses étroites limites, et tout fait espérer que les groupes 9 à 12 et 13 à 16 ne seront pas non plus stériles sur ce point.
Avant de quitter le quartier du Clapier, remarquons encore que la distance de la septième à la huitième y est notablement moindre qu'à YiUards, mais sensiblement plus élevée qu'au Treuil. Sur ce dernier point, l'intervalle des deux couches est de 206 mètres. Au puits CAafe/w, 260 ou 270 mètres, selon que Ton considère, ou non, comme appartenant à la septième, la veine située à 8mèires sous la septième proprement dite. Enfin, àVillards, le puits neuf la Ckana semble prouver que, dans cette région, l'intervalle des deux couches doit atteindre, sinon dépasser, 500 mètres. Mais aussi, sur ce point, comme je Tai fait remarquer, l'intervalle est presque exclusive-