‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 194 sur 280 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

sol, près de la Croix-de-l'Orme, dans le chemin qui conduit de ce hameau à celui de la Béraudière. J'ai signalé et décrit ce dérangement dans les généralités sur les accidents du terrain houiller (voir première partie).

On est tombé sur cette faille dans deux puits, nommés Sainte-Barbe et la Cro%x-de-VOm\e, qu'on n'eût certainement pas creusés, si Ton avait pris soin d'étudier au préalable Tallure des terrains à la surface du sol.

Le même accident, avec une. direction un peu différente, passe au Sud de la mine de la petite Ricamarie et au voisinage du bourg de ce nom. Il a ramené au jour les roches inférieures en assises presque droites; au delà on le suit, de TËst à TOuest, jusqu'au Chambon, où il coupe la Grande couche elle-même, qui dès lors, ainsi que les autres veines, viennent toutes successivement buter contre le pian de la faille sans pouvoir affleurer. C'est la faille dite de Barlet à Montrambert.

Une autre faille de direction coupe le terrain houiller un peu au Nord de la concession de la Béraudière. Elle passe entre les mines des puits Ran^ chon et des Noyers^ du district précédent, et le champ d'exploitation de la Chauvetike. J'en ai parlé dans le paragraphe 227 ; elle est à pente inverse de celle de laCroix-de-l'Orme.

Outre ce double système de failles de direction, citons encore une forte faille transversale, qui part du bourg de la Ricamarie, traverse du Sud au Nord le village du Montcel, passe au hameau des Maures^ dont elle porte le nom, et se prolonge au delà jusqu'à la grande faille transversale du Cluzel, qui court au Nord-Ouest et plonge à l'Ouest comme celle des Maures. Rappelons aussi la remarque déjà faite dans les généralités, qu'une série nombreuse de couches ne peut se courber en fer à cheval sans amener, dans la partie convexe de la courbe, des ruptures, des glissements, et une sorte de laminage et d'étirage des couches de houille, ou bien, une série de failles, très peu inclinées, en forme de patte d'oie. C'est, en effet, le cas dé la mine du Crêt de Mars, où plusieurs failles plates se rattachent plus ou moins directement à la grande faille des Maures, qui elle-même, du reste, ne fait avec l'horizontale qu'un angle d'au plus 30 à 35\

Cela dit, étudions successivement, dans le district de la Ricamarie, II. Ifi

d*abord la Grande masse^ ou troisième, avec le groupe voisin des Rochettes, ensuite les couches inférieures, connues ici sous le nom de Brûlantes & cause du grisou; et, en dernier lieu, l'étage supérieur de la Chauvetière et des Combes. Remarquons d'ailleurs que la grande faille transversale des Maures divise le district en deux champs d'exploitation, ou sous-districLs, tout à fait distincts : celui de la Béraudière, à l'Est, et celui de Montramhert, à l'Ouest. Occupons-nous d'abord du premier.

SOUS-DISTRICT DE LA BÉRAUDlàRB.

§ 230. — L'affleurement de la Grande masse longe, du Nord au Sud, le pied occidental du coteau de la Béraudière; il est marqué par une série d'affaissements dus aux anciens travaux. Au Sud, il se replie -de l'Est à l'Ouest, puis se perd, près de la grande route du Puy, comme la couche ellemême, avant d'atteindre les premières maisons du bourg de la Ricamarie. Au Nord, où le coteau de la Béraudière rejoint la crête du Devais, l'affleurement s'infléchit en courbe raide sur la rive droite du ruisseau le Mordant, et peu après se termine à la faille des Maures, qui le rejette dans le fond de la vallée, au-dessous du Montcel. Dans cette région, où la couche est peu inclinée et proche du sol, elle est depuis longtemps détruite parle feu; aussi les schistes du toit sont-ils partiellement scori6és ou porcelainisés, ce qui a fait donner le nom de Brûlé au hameau voisin.

A part cette partie incendiée^ la couche est, en général, fortement inclinée. Dans la région des puits Abraham et Saint-Joseph la pente est de 30 à UO'' près du jour, augmente graduellement avec la profondeur, et devient verticale, dans la région Sud, à partir de 200 mètres. A ce niveau il y a même renversements entre les puits des Genêts et Peyret {voy. Coupes des pi. XV et XXII).

On a aujourd'hui atteint la profondeur de 300 mètres (cote de 350 mètres) et l'on se préoccupe de préparer l'exploitation jusqu'à la profondeur de &00 mètres. Cependant on ne pourra descendre partout jusqu'à Cd niveau. Au Sud, on rencontrera à une certaine profondeur la faille de

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