‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 197 sur 280 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

de n'être plus représentée, dans cette région, que par Tune des trois petites veines du puits Qtiaintin.

Ceci nous conduit à Texamen proprement dit de Tàge de la troisième Brûlante. Or, à cet égard, on ne peut guère hésiter, avons-nous dit, qu'entre deux hypothèses : la huitième, ou Tune des intermédiaires entre la septième et la huitième, le n<> 7 ter par exemple, qui est relativement belle à Villebœuf et à Beaubrun.

En faveur de la première hypothèse on ne peut réellement citer que deux raisons peu concluantes : D'une part, l'importance de la troisième Brûlante^ plus rapprochée, par son épaisseur, de la huitième proprement di te que de la couche supérieure, qui est en général moins puissante dans les districts précédents ; d'autre part, le rapprochement graduel delà trx)isième et de la huitième vers le Sud. L'intervalle est de 370 mètres au puits CAa/e/u^^ de 280 mètres au puits delà Cu/a^^e, de 185 mètres à Villebœuf, et serait de 150 mètres seulement à la Béraudière, si la troisième Brûlante était en effet la huitième.

Dans l'autre hypothèse, d'après les résultais fournis par le puits Quaintin, la huitième se trouverait, dans ce quartier, à plus de /lOO mètres au-dessous de la troisième; ou bien, elle serait devenue stérile à la Béraudière, comme dans la région Sud des mines de Monthieux, de C6te-Thiollière et du Gagne-Petit, ce qui d'ailleurs, à cause de ces précédents mêmes, doit paraître, sinon probable, au moins possible.

Ajoutons, à l'appui de cette deuxième hypothèse, les quelques faits suivants :

En premier lieu, la flore de la troisième Brûlante n'est pas, selon M. Grand'Eury, celle de la huitième; elle se rapproche beaucoup plus de la flore du groupe 5 à 7 de l'étage moyen.

En second lieu, quoique la troisième Brûlante fasse en quelque sorte bande à part, elle est cependant, par sa nature, son allure et les roches encaissantes, plus étroitement liée aux premières Brûlantes qu*aux veines inférieures. Les roches surtout sont tout à lait différentes au mur et au toit. Au toit, ce sont les roches ordinaires de l'étage moyen, au mur, les roches micacées sauvages qui caractérisent plutôt, comme on sait, le toit de la huitième. I- kl

En troisième lieu, on signale partout, dans la troisième Brûlante, un nerf argileux jaune^ qui n'existe nulle part dans la huitième, tandis qu'elle caractérise non seulement la septième proprement dite à Bérard et au Treuil, mais encore la couche intermédiaire n^ 7 ter à YiUchœuf.

Enfin, rappelons encore la distance si faible de l/t5 à 150 mètres entre la Grande masse et la dernière Brûlante, lorsque partout, sauf à Yillebœuf, rinlervalle de la troisième à la huitième diffère peu de 250 à 300 mètres, et dépasse même ce chiffre en une foule de points.

Je crois donc devoir conclure, en ce qui me concerne, que la troisième Brûlante du district de la Ricamarie correspond probablement à la couche n"" 7 ter des districts précédents, et que la huitième est ou amincie dans cette région, ou à plus de &00 mètres au-dessous de la troisième, et, dans ce dernier cas, encore inconnue jusqu'à présent. De ces deux alternatives, la première me paratt, au reste, la plus plausible, c'est-à-dire que la huitième serait représentée, avec ses satellites, par les petites couchés du puits Quaintin. Cependant la certitude ne pourra être acquise à cet égard que par Tapprofondissement de ce puits, ou de tout autre puits analogue, à plus de 300 mètres au delà du mur de la dernière Brûlante. Cet approfondissement devra, d'ailleurs, se faire un jour, non seulement en vue de la huitième, mais aussi à la recherche des deux groupes inférieurs 9 à 12 et 13 à 16, qui n'affleurent nulle part dans ce district, mais que nous retrouverons, au Nord, à Roche-la-Molière et, à l'Ouest, auprès de Firminy, de sorte que leur existence, à de grandes profondeurs, dans le district de la Ricamarie ne doit pas paraître par trop improbable.

Avant de quitter le groupe de la troisième, aux mines de la Béraudière, disons encore que la longueur du champ d'exploitation, pour les quatre couches dont je viens de parler, est d'environ 1,500 mètres, et la puissance utile de 20 mètres ; par suite, chaque mètre de hauteur verticale donne un cube d'environ 30,000 tonnes. Or, comme l'extraction annuelle est de 300,000 tonnes, on voit que, grâce à la forte inclinaison des bancs, chaque année on descend de dix mètres en moyenne, ce qui, vu la profondeur actuelle des puits, conduirait, en soixante-dix années, à près de 1,000

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