‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 198 sur 280 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

mètres, en admettant que l'inclinaison ne varie pas avec la profondeur.

§ 233. — On exploite aussi à la Béraudiëre le groupe supérieur de rétage moyen. Il contient 6 ou 7 couches, dont une de qualité supérieure, celle des LitteSy appelée Grande, veine à la Béraudière.

Ce groupe correspond à la couche des Rochettes par sa position et sa flore. Les empreintes des Littes en particulier sont, d'après M. Grand'Eury, de même nature que celles de la couche des Rochettes à Monthieux, et la même flore se montre aussi dans la galerie des Noyers à Beaubrun.

Suivons ces couches supérieures de la Béraudière, en commençant par celles du bas.

Au toit de la Grande masse vient un massif schisteux de 25 à 30 mètres, contenant du minerai de fer et un filet de houille de O^jiO (le n" 1?). Plus haut un banc de grès de 10 à 12 mètres, exploité pour pierres de taille; ensuite, Iik5 mètres de schistes, au dessus 2 à 3mè très d'un grès fin schisteux, feldspathique, blanc, et finalement la plus basse des veines du groupe des Rochettes, la couche dite des trois gores. Cette couche, comme son nom l'indique, se compose de trois ou quatre bancs de houille, séparés par un égal nombre de lits de schistes, comprenant ensemble une puissance utile d'environ 2 mètres à 2"',50. C'est du charbon rafford, assez médiocre, négligé aujourd'hui, mais que l'on pourra exploiter avec avantage lorsque le prix des houilles aura haussé.

A la couche des trois gores succèdent, sur 1 5 à 20 mètres, plusieurs alternances de schistes et de grès, et, après cela, une nouvelle couche de 1",30 à i'°,ftO, connue autrefois, selon les mines où elle fut attaquée, sous les noms de petite veine des Littes j Serrurière ou Allemande.

Ainsi que l'indique le nom de Serrurière, cette couche fournit du charbon de forge un peu léger. Du reste, à cause de sa faible puissance, on l'exploite rarement dans les circonstances actuelles; le charbon est moins pur que celui de la couche des Littes, située au-dessus.

Un banc de grès (taille) de vingt mètres couvre la Serrurière; après quoi vient la couche des Littes, appelée aussi, comme je l'ai dit. Grande veine à la Béraudière. C'est la meilleure et la plus importante du groupe

des Rochettes. Sa puissance moyenne est de 2'",10. On Texploite depuis longtemps, et on Ta même poursuivie, dans ces derniers temps, jusqu*à 500 mètres au Nord du Crét de Mars. On Ta aussi rencontrée, comme nous le verrons, au puits FérouillaL

On y travaillait activement, par fendues, dès 1835, au lieu même des Lûtes; de là son nom. La couche est régulière, facile à exploiter; elle donne du bon charbon à gaz (n""* 22 et 23 du tableau). Son inclinaison varie, comme celle de la Grande masse, de 35"" à 90\ La couche devient verticale au Sud, dans le voisinage de la faille de direction de la Croix-de-FOrme. Au Nord la couche se prolonge jusqu'au voisinage de la concession de Beaubrun ; toutefois, sa puissance y est réduite à 1"',20, et même à moins au puits FérouiUai. La houille aussi change un peu de nature ; elle semble se rapprocher de celle de Beaubrun.

Des schistes couvrent la couche des Littes au voisinage du puits Saint'- Dominique, mais ces schistes passentau grès fin schisteux auprès du Crét de Mars et surtout, à TOuest, dans la région des Maures et du hameau des Littes. A partir du toit de la couche des Littes le terrain devient, en effet, micacé et sauvage, souvent criblé de pistes d'anélides. Les couches de houille sont alors minces, crues, inexploitables. C'est le massifpeu riche, ou stérile, qui précède

Té tage supérieur. Le tunnel de la Béraudière le traverse dans toute sa largeur.

La première couche mince et impure, qui succède à la couche des Littes, était jadis appelée V/talienne^; aujourd'hui \i\\xi6t première crue, et les suivantes seconde, troisièr^e et quatrième ciiies. Les deux premières coupent le puits du Crét de Mars à peu de mètres du jour, et toutes les quatre le tunnel de la Béraudière. Leur épaisseur est de 1 mètre au maximum; plus souvent même elles n'ont que 0™,70 à 0",90. C'est surtout à partir de la seconde crue que le terrain devient micacé et sauvage. 11 est alors formé d'une roche gris-vert fojicé, qui se délite à l'air et contient un grand nombre de petits nodules sphériqueset durs, de fer carbonate litboïde. Ailleurs la roche passe au poudingue quartzo-micacé: Dans tout le parcours du tunnel

4. On donne aujourd'hui le nom à'Hàtienne à une couche de Tétage supérieur, dont nous parlerons plus bas.

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