CHAPITRE XII
toit de la troisième couche, de percer un travers-bancs jusqu'à la huitième. II y a donc place, dans cette région, pour un vaste champ d'exploitation, qui se développera le jour où les charbons inférieurs acquerront de la valeur, et lorsqu'en outre le travers-bancs de la Malafolie, ou le chemin de fer direct de Firminy à Roche, rendra ce quartier plus abordable.
Au Nord des anciens travaux de M. d'Osmond, à la Chiorary, on retrouve aussi des traces de fendues et deux anciens puits, peu profonds, dits de V Hôpital, sur lesquels on a peu de renseignements, si ce n'est que la couche s'oblitère graduellement vers le Nord. En effet, en 1832, on l'explora par un troisième puits, qui fut ouvert entre les deux vieux puits de ï Hôpital. La veine était réduite à S^^GO et de qualité médiocre. Les seuls travaux récents de la région Nord datent de 1850. A cette époque, on fonça, sur la hauteur, à 500 mètres au Sud de Saint-Genest-Lerpt, le puits du Crét, à la cote de 575 mètres. Il traverse la couche à 167 mètres, et fut longtemps arrêté à la profondeur de 198 mètres. Depuis lors on Ta approfondi jusqu'à 350 mètres en vue de rejoindre, par un travers-bancs, les couches inférieures (9 à 12) .
La couche Siméon fut aussi explorée, à 20 mètres plus bas (cote de 387 mètres), par le long travers-bancs du Cluzel, qui part du puits Dolomieu. La couche y a & à 5 mètres de puissance; elle est divisée par un nerf, et de qualité inférieure, comme ailleurs. Au Sud du puits du Crét, elle semble, de plus, amincie par érosion et brouillée par la faille du Buisson. Celle-ci a dérangé la régularité du gtte au point de mettre un terme à la poursuite des galeries dans cette direction. Au Nord, on est allé jusqu'à 200 mètres, au droit du puits de ï Hôpital n* 1. L'allure y est plus régulière, mais, à cause de la médiocre qualité du charbon et de la moindre épaisseur de la couche, qui est de k mètres seulement y compris le nerf, on a momentanément suspendu les travaux. La couche, dont la plongée est de 50 pour 100, doit certainement se continuer^ en profondeur, jusque sous la ligne de faite du coteau de Saint-Genest-Lerpt^ où elle sera coupée parla faille du Cluzel, à environ 500 mètresde profondeur au-dessous de l'orifice du puits du Crôt.
§ 214. — Dans le district de Roche-la-Molière , l'intervalle de la
huilJème couche au groupe 9 à 12 atteinl en moyenne 200 à 220 mètres, et parait occupé, presque exclusivement, par des grès plus ou moins schisteux. Ce massif semblerait cependant, d'après la moindre pente des couches inférieures, diminuer un peu en profondeur. Il fut traversé, dans toute son épaisseur, par la longue galerie, dite du Cluzel^ qui va du puits Dohniieuan puits du Crét (pi. XYl et XXVI). Elle mesure horizontalement &50 mètres entre les couches 8 et 9, et dans ce parcours on rencontre peu de schistes proprement dits et à peine deux ou trois minces filets de houille inexploitables.
La première couche du groupe inférieur 9 à 12 est la moins considérable et la moins pure des quatre. On l'appelle le petit Moulin. Son affleurement est peu apparent; il longe le pied du coteau de Saint-Genest, sur la rive droite du ruisseau de Pommareize. On constate cependant' des traces d'anciennes fendues, maison ne l'a exploitée nulle part d'une façon suivie, ni autrefois, ni depuis le percement des deux longs travers-bancs du puits du Crét, qui coupent la couche aux cotes respectives de 387 et 225 mètres.
A 20 mètres de profondeur, au puits Dolomieu, sa puissance est de 1 mètre à l'^y&O, et, à 6 ou 7 mètres au mur, vient un nouveau banc de 0'",85. Vers l'aval-pendage, les deux bancs se rapprochent et augmentent de puissance. Dans le travers-bancs du Cluzel on trouve respectivement i'~,20 et l^jGO, séparés par 1",20 de schistes. Au Sud de la faille du Buisson, et jusqu'au voisinage du puits des Granges, la couche du petit Moulin augmente de puissance par l'accroissement du nombre des nerfs; aussi, grâce à ces intercalations, la couche atteint-elle, dans cette région, 2 à 3 mètres. Par contre, la qualité reste toujours médiocre. Au puits du Sagnat^ près de Villebœuf, à 150 mètres du jour, le charbon est terreux et sa puissance de 2", 60.
A la couche du Moulin succède celle du Sagnat, à la distance moyenne
de 50 à 60 mètres. C'est, comme qualité, la plus estimée du groupe, de même que la dixième à Méons et au Treuil. Dans toute la vallée de la Loire, et même à Paris, le charbon du Sagnat était autrefois réputé le meilleur du bassin pour la forge, et, aujourd'hui encore, comme charbon à coke, on le met sur la même ligne que l'ancien charbon de Vétang (la treizième) de