‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 214 sur 280 · CHAPITRE Xll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xll

la faille oblique, déjà signalée au Nord du bourg. L'accident passe au hameau de Frécon, où sa trace au jour est facile à voir

Le massif de grès, qui sépare les deux couches, varie de &5 à 60 mètres. U est plus grossier et plus dur que le grès schisteux formant le toit des couches précédentes.

La couche de la Grille est la plus forte du groupe; sa puissance oscille entre 2"*,60 et 4 mètres. Elle donne, cpmme le Peyron, du charbon un peu moins pur que le Sagnat. On le recherchait autrefois pour la grille; de là son nom. Aujourd'hui, après lavage convenable, le menu donne également du fort bon coke de hauts-fourneaux. Il est surtout pur dans la région Sud. Ajoutons que les charbons du Peyron et de la Grille sont trop maigres pour bien s'agglomérer dans les anciens fours de boulanger; il faut avoir recours aux fours belges étroits, à parois chauffées. Ils rendent alors 74 à 76 pour 100 de coke.

Les affleurements se voient, comme je Tai dit, au pied des carrières de Roche ; on les poursuit jusqu'à la faille de Frécon, qui coïncide ici avec un dédoublement de la couche. Au Nord de Frécon, en effet, la veine se partage en deux ; en même temps, sous l'influence d'une autre faille oblique, qui apparaît non loin du point de jonction des deux vallées entre lesquelles est bâtie Roche, on voit les courbes de niveau des parties hautes de la Grille s'éloigner de plus en plus de celles des parties inférieures, ainsi que des courbes de la couche du Sagnat. Les unes s'infléchissent vers le Nord, les autres vers l'Ouest. La faille oblique en question doit grandir rapidement à mesure qu'elle approche de celle de Landuzière, dont elle forme, au reste,

une sorte de rameau détaché. Toutes les couches du groupe viennent enfin remonter verticalement, sur la rive droite du Pommareize, contre le plan dé la faille de Landuzière^. La couche Siméon et celle du petit Moulin se détournent à l'Est, les affleurements des couches inférieures à l'Ouest de l'accident secondaire^ dont je viens de parler. On voit très bien ces divers affleurements presque verticaux, à flanc de coteau, entre les bancs de grès.

\ . La faille devrait plutôt être appelée faille du Minois^ comme je Tavais désignée jadis, car elle passe en réalité, au Sud de Landuzière, par le Minois et Bryas.

V/0 BA>^J>i HOLILLLK DE LA LOIRE.

Le nerf, qoi divise la couche de la Grille en deux branches, au Nord de Frécon, atteint jus^fu'ii 15 mètres, et persiste sa r une étendue en direction de 4(K) mitres; en m^^me temps, à mesure que l'on avance vers le Nord, le charbon devient plus maigre et plus tendre. Au delà des &00 mètres, la bifurcation cesse, mais la couche ne reprend pas sa qualité première.

Évidemment une cause générale a amaigri, dans cette région, le charlnm de tout^fs les couches dans leur prolongement vers le Nord. Peutêtre r:iut*il attribuer ce changement au voisinage du granité et des sources thermo-siliceuses de Landuzière? Cela ne serait pas impossible, puisque ailleurs aussi dans le bassin, à Combérigol et à la Chazotte, Tamaigrissenient se manifeste au voisinage des anciennes sources siliceuses, qui ont dû longt^^mps maintenir le sol à une température bien supérieure à la moyenne ordinaire.

(jrâce au travers-bancs du puits du Sagnai, les travaux vont, dans la couche de la Grille, jusqu'il la cote de 325 mètres. Le puits DoUmiieu la coupe il ce niveau et le puits du Crél, suffisamment approfondi, la rencontrera à In profondeur de 550 mètres, soit 25 mètres au-dessus du niveau de la mer, si toutefois la faille du Cluzel ne l'intercepte auparavant. En tout cas, rinlersection de la couche de la Grille par celte faille doit se faire à faible distance du puits du Crét. .

Outre Taltération des couches vers le Nord, il faut encore signaler une diminution générale de puissance utile vers Taval-pendage, au-dessous de la cote de &00 mètres. On la constate, même au Sud, aux environs du puits du Sagnat.dn changement s'accorde avec la moindre puissance de ces mèmoii couches 9 «^ 12 dans les travaux de la concession du Gluzel.

§ 2/i5. — Poursuivons maintenant les couches 9 à 12 au Sud de la faille du Midi. GrAc e à Tamplilude de cet accident, la couche Siméon affleure seule, au toit do la faille, entre Vlllebœaf et la Piotière. Les couches inférieures 9 à 12 viennent buter souterrainement contre la faille. Mais au delà do la Piotière, où la couche Siméon reprend la directioTi Nord-Sud jusqu'à la Varenne, on voit reparaître, à l'Ouest, une série d'affleurements inférieurs, qui évidenmienl doivent appartenir au groupe 9 à 12 (pi. XVI et XVII). Ils

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