CHAPITRE XII. /i
Dans ce tunnel elle se compose de :
Banc du toit 0-',50 à 0» 60
Nerf schisteux 0 40 à 0 50
Banc du mur 0 70 à 0 80
Puissance totale 4 60 à 4 90
Au-dessus de la couche n"" 7 ter, vers le haut du coteau, et en particulier auprès du hameau de Goutte-Noire, parait la seconde veine, le n"" 7 bis, dont la puissance ne dépasse nulle part l'",20 à l'^j.SO ; comme au puits Rambaud^ elle est moins épaisse et tout aussi pierreuse que la précédente. On ne peut donc guère la citer que pour mémoire. Ses traces se voient, le long du chemin de Dourdel à Saint-Genest, jusqu'aux premières maisons de ce village. Dans le tunnel du chemin de fer du Gluzel elle n*est représentée que par des filets charbonneux sans importance.
Au Sud, auprès de Dourdel, les deux couches sont coupées par la faille du Midi ; et si, au delà, entre les affleurements des couches n"^ 8 et â, on rencontre de nouveau çà et là des traces charbonneuses, comme à la Varenne, on ne peut les classer d'une façon positive. Nous verrons cependant que la galerie Baude les a retrouvées auprès de Yillebœuf. Mais, avant d'aborder ces couches secondaires, poursuivons plutôt la grande couche supérieure, la troisième.
§ 250.— On a vu, dans le district de Beaubrun et Mont-Saison (§22&), que la troisième couche était rejetée, aux mines desPlatières, par le fait de la faille du Cluzel, au niveau de la huitième, et qu'une petite faille, à pente inverse, la ramenait au jour, sur les bords du ruisseau le Pommareize, en amont de Yillebœuf. Par suite de la configuration du terrain, l'affleurement décrit, sur les deux flancs du petit vallon, un étroit fer à cheval assez semblable a celui du Château-Greux dans la concession du Treuil.
Sur la rive droite du ruisseau la couche fut exploitée, de 1808 à i815, par les deux puits Buat, dont la profondeur est de 30 à 40 mèlres à peine. La puissance de la couche y est de 6 à 8 mètres, comme aux Platières, et fournit également du charbon tendre et pur, riche en bitume, tenant
m BASSIN HOUILLER DE L\ LOIRE.
33 à 35 pour 100 d'éléments volatils. Elle est caraclérlsée, comme à Beaubrunet à Mont-Saison, par le nerf dit gore des Veines.
A l*époque où les propriétaires du sol pouvaient exploiter chez eux jusqu'à 400 pieds de profondeur, on en tirait du charbon, à l'aide de fendues, sur le flanc gauche du vallon. Les rejets y sont nombreux, quoique peu importants, ce qui rend le charbon tendre et friable. Ces accidents sont la conséquence du voisinage des grandes failles du Cluzel et du Midi.
Une partie un peu moins troublée de la couche correspond aux anciennes fendues Bussac, qui furent en activité de 1806 à 181 S; et le concessionnaire, M. d*Osmond, avait déjà exploité sur ce point avant la révolution. La couche y plonge d'environ 18'' vers le Sud-Est, donnant de la houille pure et tendre; sa puissance moyenne est de 5 à 6 mètres. Pour exploiter cette région d'une façon méthodique, on ouvrit, ces dernières années, sur la hauteur au-dessus de Grange-Neuve, le puits Boude à la cote de 6ili mètres. De plus, un travers-bancs de 590 mètres de longueur, partant du pied du coteau, à l'altitude de 5&1 mètres, rejoint le puits à 79 mètres du jour. L'orifice de la galerie se trouve à 200 mètres au Sud de l'affleurement de la couche Siméon. Aussi recoupe-t-elle, du mur au toit, la majeure partie du massif qui sépare les couches n""' 8 à 3. A l'orifice de la galerie affleurent des grès schisteux plus ou moins micacés; puis, entre 50 et 100 mètres de l'entrée, la galerie coupe une couche de houille de O^'jSO à 1 mètre, presque horizontale et variant de pente à plusieurs reprises. A 170 mètres, nouvelle veine de 1 mètre à l^jSO avec minerais de fer au toit. Les deux veines, qui semblent correspondre aux deux bancs d'une seule et même couche, représentent, bien certainement, le n* 7 1er de la fendue Dourdel et du puits des Haraudes. L'affleurement passe au travers du village de Villebœuf; le charbon en est cru et dur.
De 170 à 320 mètres viennent encore des grès schisteux, sauf vers 280 mètres, où trois filets charbonneux figurent peut-être le n» 7 bis, partout moins puissant et plus pierreux que le n"" 7 ter. De 320 à 380 mètres on est dans le faisceau des couches n"" 7 à 5 qui sont ici, comme au Quar-